Tag Archives: théâtre de la Porte Saint-Martin

Roméo et Juliette

20 Jan

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J’ai eu la chance jeudi d’assister à la Première de Roméo et Juliette grâce à une femme adorable, Christine, auteure du blog théâtral le théâtre côté cœur que je vous encourage vivement à lire régulièrement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, si l’on en juge à la foule présente à l’appel et par la joyeuse cohue qu’elle formait, la pièce était attendue. Je crois que l’ouvreuse du 2ème étage où je me trouvais, a dû courir l’équivalent d’un marathon en moins d’une heure, son record méritant de figurer dans le Guinness.

Comment d’ailleurs ne pas attendre une telle pièce ? Une œuvre majeure du Sieur Shakespeare mise en scène par Nicolas Briançon, désormais l’un des incontournables de la place parisienne, avec à l’affiche la jeune Ana Girardot, fille d’Hippolyte (non, pas celui de Phèdre, il faut suivre un peu là) et l’éphèbe Niels Schneider (qui plaît apparemment aux amatrices d’éphèbes de mon entourage, ne faisant pas partie de cette catégorie je ne fais que relayer). Le tout dans le joli Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec son superbe lustre brillant de mille reflets dorés. Une affiche plus que prometteuse, donc. Lire la suite

Permeados

7 Juil

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En postant, hier, mes impressions sur « Ce que la voix ne dit pas » de la Compagnie de danse brésilienne Studio 3, je vous avais promis une suite très rapide sur leur deuxième création à l’affiche cette semaine, Permeados. Pour ceux qui n’ont pas suivi, la création Martha Graham Memorias, jouée il y a deux ans, est l’un de mes plus gros coups de cœur dans le domaine du spectacle vivant. Et comme cette fois, ils revenaient avec deux œuvres, j’ai décidé de prendre une double ration.

En préambule, je ne l’ai pas dit la dernière fois, mais je n’ai aucune connaissance en matière de danse. Donc j’exprime mon avis de spectatrice qui voit une forme d’art avec un regard de béotienne. Je suis incapable de citer les influences, ni d’évaluer le niveau technique des chorégraphies. Et je n’y prétends pas. Je livrerai donc ici une impression brute. Qui est que j’ai été réellement séduite par ce que j’ai vu et entendu. Toujours pas autant, si vous avez lu mon précédent billet, qu’en 2011. Mais vraiment charmée. J’essaierai de limiter la comparaison avec « Ce que la voix ne dit pas ». Parce que ce sont deux créations très différentes. La première jouait énormément sur l’esthétisme, l’originalité, la beauté des tableaux, avec des choses vraiment impressionnantes (mis à part cette voix trop présente dont le parlais). Ici, on est clairement dans le contemporain, et dans une représentation beaucoup plus épurée. Ce qui, je dois l’avouer, avait provoqué chez moi quelques craintes. Parce que le contemporain a ceci de très particulier que, du fait que seul le geste compte, lorsqu’il s’agit d’apprécier ou non, tout se jour sur un « ça passe ou ça casse ».

Et là, c’est passé. Mieux que le premier, même si encore une fois, il était de très belle qualité. Mais la danse est pour moi une affaire de ressenti. Lire la suite

Ce que la voix ne dit pas

6 Juil

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Cette semaine, je ne vous parlerai pas de théâtre. « Hein ? Quoi ? », vous entends-je murmurer, « mais que lui est-il donc arrivé ? ». Je vous rassure, ma passion est intacte, et vous reverrez sans doute rapidement des critiques ressurgir. Mais après un petit détour par l’humour musical, j’ai décidé de consacrer quelques précieuses soirées à découvrir l’univers de la danse.

Et mon choix s’est posé sans véritable hasard sur la nouvelle création de la compagnie de danse brésilienne Studio 3. Cette compagnie, que j’avais à l’origine découverte par pure coïncidence, est en effet à l’origine de l’un de mes plus gros coups de cœur de ces trois dernières années en tant que spectatrice. En effet, il y a deux ans, ils étaient présents, déjà au Théâtre Saint-Martin, pour Martha Graham Memorias, hommage, comme l’indique le titre, à la célèbre (enfin, célèbre pour les passionnés de danse moderne) chorégraphe. La force de ce spectacle, au-delà de la qualité des chorégraphies et de la mise en scène, du choix musical également, c’était la diversité des âges des danseurs, qui donnait d’autant plus de force à la chorégraphie qu’elle permettait un jeu scénique intense, fort du vécu des ces brésiliens de différentes générations. Petit aparté : comprenez bien que je n’ai rien contre les jeunes corps de ballet, mais disons que la beauté de leur manière de danser se joue essentiellement sur la partie technique et peu sur des émotions liées à des joies ou épreuves que leur jeune âge ne leur a le plus souvent pas encore permis d’expérimenter. Fin du petit aparté pour redire qu’en 2011, j’étais ressortie de la salle enchantée, sur un nuage, un peu bouleversée aussi, et que j’avais dû mettre 3 jours à redescendre du haut de mon émerveillement.

Quand j’ai su que la compagnie revenait, il était pour moi exclu de rater cette nouvelle performance. Et je dois le dire tout de suite, si je n’ai pas apprécié autant « Ce que la Voix ne dit pas » que « Martha Graham Memorias », c’est tout de même une très belle création. Que voulez-vous, c’est comme pour tout, on ne peut pas être au firmament chaque jour de sa vie, mais on peut continuer à briller, même un peu plus bas. J’ai pourtant failli déchanter au début du spectacle. J’avais des attentes très fortes certes. Mais le tableau d’ouverture et le suivant sont peu accessibles pour des néophytes. On voit des hommes et femmes des cavernes se mouvoir dans un décor post-futuriste, dans une gestuelle qui laisse sceptique, laissant à penser que l’intention était de monter un spectacle de danse contemporaine à tendance expérimentale, un style sans doute porté aux nues par l’intelligentsia artistique parisienne mais pas conçue pour un public de gens normaux.

Heureusement, dès le troisième tableau, les craintes s’estompent pour laisser place à la magie de Studio 3, avec une magnifique « chorégraphie des sirènes », d’un esthétisme rare, très créative et qui permet enfin véritablement de laisser son esprit se faire accaparer par ce qui se passe sur scène. Lire la suite

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