Tag Archives: Théâtre Rive Gauche

Cinq de Cœur – Métronome

26 Juin

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Cela faisait déjà quelque temps que j’avais repéré les Cinq de Cœur. Seulement, le manque de temps, d’autres spectacles à voir, des horaires peu pratiques, je n’avais jamais eu l’occasion d’aller les voir. Et pourtant cela m’intriguait. En allant sur leur site, je viens d’ailleurs de m’apercevoir qu’ils donnent de la voix depuis maintenant dix ans. Alors que l’humour musical est peu à peu devenu à la mode, on peut dire qu’ils figurent parmi les précurseurs de ce nouveau type de shows, plus moderne que les comédies musicales pures, avec également un vrai travail sur le jeu d’acteurs.

Donc, nous avons comme ingrédients cinq chanteurs a capella, ayant fait leurs classes au sein d’Accentus, désirant mettre de la bonne humeur en faisant des gammes. Plutôt un bon départ. Et on les voit là, plantés sur le quai du métro en pleine nuit, leur moyen de transport étant – ô surprise – en panne / défaillant / inexistant, on ne saura jamais le fin mot de l’histoire, mais de fait, les issues étant fermées, ils vont passer beaucoup de temps sur le quai et dans les couloirs, à tenter de trouver une échappatoire. Et cette déambulation va être l’occasion pour ces cinq personnages de s’exprimer façon lyrique ou variété, dans un répertoire allant des airs pour la douche à l’opéra. Nous avons donc : un intermittent du spectacle se rêvant en star et touchant à peine ses cachets, une workaholic en mal de mec, un brave type (en mal de femme), une fliquette, et une dépressive venue se jeter sous le métro (qui n’en est pourtant pas à sa première défaillance, ndlr).

Et ils se croisent, se confrontent, se perdent gaiement, réinterprétant certains tubes avec des paroles adaptées à l’occasion. Tout en légèreté, c’est gai et frais, comme le printemps que nous n’avons pas eu, avec deux jolies séquences nostalgie dédiées à Pacman et au Muppet Show. Lire la suite

L’affrontement

5 Mai

Pour les théâtrophiles dont je fais partie, Paris est une ville merveilleuse, parce qu’elle permet de découvrir toute l’année des pièces de genres très différents, plus ou moins réussies, mais qui témoignent de la vitalité de la création artistique qui fait partie de nos atouts en France (glorifions-nous un peu, une fois n’est pas coutume). C’est un peu comme pouvoir vivre le festival d’Avignon toute l’année. Et au milieu de tous ces spectacles auxquels j’ai le bonheur d’assister, il en est qui me marquent, indéniablement, et qui laisseront longtemps leur empreinte dans ma mémoire. L’affrontement fait partie de cette catégorie.

Je n’avais absolument pas repéré cette pièce, débutée le 28 avril au Théâtre Rive Gauche, c’est l’enthousiasme de gladscope, passionnée de théâtre sans doute encore plus que moi, qui m’a fait m’y intéresser. En regardant de plus près, les arguments pour convaincre étaient nombreux : la salle d’abord, qui veille à la qualité de sa programmation, la présence de Francis Huster au casting ensuite, l’adaptation de Jean Piat (qui l’avait lui-même jouée sur scène avec Francis Lalanne) et de sa femme Dominique. Et puis le sujet aussi. Celui de l’Eglise catholique et des défis auxquels la modernité la confronte, au moment même où en France, tout et surtout n’importe quoi est dit à son propos, alors même que l’élection récente du nouveau pape François nous montre qu’elle est prête à évoluer et se réinventer, retrouvant sa vocation originelle de charité.

Et c’est bien de cette vocation là qu’il est question dans la pièce, ce qui fait tout son intérêt. Le pitch en lui-même est assez simple à faire : le prêtre Tim Farley, qui a su se rendre populaire dans sa paroisse à coups de salamalecs et de cirages de pompes, enfermé au fond dans sa solitude et son besoin d’être aimé, voit son fragile équilibre remis en cause par l’arrivée du jeune séminariste Mark Dolson, à l’adolescence cabossée, ayant trouvé sa vocation dans la volonté de servir les autres et, en leur tendant la main avec foi, de leur éviter les mêmes épreuves qu’il a subies. Un choc des cultures donc, un choc des égos et des personnalités aussi, qui va entraîner quelques heurts bien sûr, mais conduire ces deux êtres blessés, chacun à sa manière malmené par la vie, à s’accueillir mutuellement, et à grandir chacun dans sa réflexion. Lire la suite

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