Tag Archives: travail

Le travail, c’est…

22 Avr

travail bis

Ce soir, je me trouve à mi-chemin entre le rire sardonique et légèrement flippant que l’on voit dans ces dessins animés déjantés (si si, je suis sûre que vous voyez) et l’envie de dire zut, flûte, crotte… chier (les plus jeunes d’entre vous ne peuvent pas comprendre les pauvres, référence inconnue des génération Y, Z, AA & Co, suivez l’ordre des dénominations sur votre fichier Excel, merci). Parce que mon histoire, c’est l’histoire banale d’une salariée banale qui naïvement pensait que faire ce qu’on lui demandait et être sympa suffirait. Je sens que vous voyez déjà la chute venir, et vous avez raison, c’est aussi prévisible que la fin de n’importe quelle comédie romantique américaine. Ou même pire, que celle d’un épisode d’Arabesque (les plus jeunes… bis repetita). A titre exceptionnel, je la raconterai donc à la 3ème personne (distanciation oblige, vous diraient les psys accoudés au comptoir entre deux parties de rapido). Lire la suite

Lexique de l’entreprise

28 Fév

travail

Après plusieurs mois sans écrire une seule ligne sur le monde merveilleux du travail, ses réunions, ses espaces ouverts et sa gouvernance, je me suis livrée à l’exercice périlleux de vous en présenter les aspects les plus emblématiques en quelques mots. Plus précisément en 26 mots, comme le nombre de lettres de l’alphabet, avec naturellement classement par ordre alphabétique (oui je suis un peu maniaque de l’organisation, que cela vous plaise ou non). Je vous laisse donc à la découverte ou à la redécouverte des lieux où s’égayent quotidiennement les salariés.

A comme Arrivée (heure) : moment qui cristallise souvent beaucoup les tensions, côté salariés à cause de la nervosité d’être en retard quand le bouchon sur la rocade survient ou que le tram est bloqué à cause d’une voiture sur la voie, côté employeurs parce que si tout ne démarre pas à l’heure dite, c’est le retard assuré dans la livraison. Et pour les personnes ayant une latitude un peu plus forte (notamment les cadres forfaits jours), l’horaire d’arrivée est souvent le jeu d’une lutte de pouvoir latente et l’occasion de faire bisquer le chef ou de déverser son ire sur le subordonné.

B comme Bien-être : notion fourre-tout derrière laquelle on met un peu de tout et surtout beaucoup de n’importe quoi. Dans un monde idéal, sentiment éprouvé par le salarié quand il peut faire son travail sans nuisance particulière, c’est-à-dire sans pollution sonore, visuelle ou morale et avec un ordinateur, une machine et des outils qui fonctionnent.

C comme Carte de visite : rectangle de papier cartonné sur lequel sont inscrits le nom et les coordonnées professionnelles de celui qui la possède, mais surtout son intitulé de poste, preuve ultime de sa supériorité sur une grande partie du reste du monde. Pour donner du relief, on privilégiera donc des termes tels que « directeur / directrice », « prospective », « stratégie », « groupe / zone », « évaluation », « communication », « relations », « développement », de préférence en en cumulant le plus possible. A l’inverse, on cachera cette carte si elle contient des mots comme « junior », « chargé de », « région Limousin » (mes excuses aux habitants du Limousin) ou « production » (métier non noble).

D comme Dossiers : éléments de décoration de bureau ou d’ornement de placard (pour les personnes disposant d’un placard) qui présentent la particularité de pouvoir s’empiler les uns par-dessus les autres sans nécessiter la même réflexion que lorsque vous jouez à Tétris. Le rangement des feuilles à l’intérieur desdits dossiers et l’esthétique de leur empilement est généralement le reflet du degré de maniaquerie ou à l’inverse de désorganisation de la personne qui en a la responsabilité. Lire la suite

Apportez ce dossier qui ne saurait attendre

2 Avr

dossier

Le 21ème siècle est celui de la vitesse. Qu’on le veuille ou non. On peut désormais aller de Paris à Toulouse en une heure d’avion, communiquer avec Pékin par visioconférence, utiliser un drone privé pour porter ses messages plutôt qu’un pigeon voyageurs et faire ses courses sans jamais se rendre dans un magasin. Il est donc logique que cette recherche de gain de temps impacte notre travail au quotidien. Ce qui n’est guère nouveau d’ailleurs. De tous temps, l’urgence a existé dans l’entreprise.

Simplement, le progrès technologique aidant, ce culte de l’urgence atteint un niveau qu’il n’avait pas auparavant. Parce que grâce à l’e-mail, il est possible de répondre à n’importe quelle question dans la minute suivant la réception et la lecture du message. Parce que nous avons aussi de supers logiciels capables de brasser des tas et des tas de données et de nous en ressortir de jolis documents avec des graphiques et/ou des textes complexes, là où auparavant, tout était rentré à la main, et calculé de manière artisanale. Parce qu’Internet nous permet d’avoir accès à des informations sur d’autres sociétés en un rien de temps, de trouver un synonyme grâce au super dictionnaire en ligne que nous avons placé en favori, ou de remplir tout un tas de paperasse sans avoir à décimer 3 forêts avant d’imprimer LE document sans erreur ni rature ni mot manquant.

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Manager, une vraie fonction

28 Nov
Crédits : photo-libre.fr

Crédits : photo-libre.fr

Cela fait déjà quelque temps (trop à mon goût) que je ne vous ai pas entretenu sur le monde de l’entreprise. Vous l’aurez sans doute compris pour ceux qui ont lu mes précédents articles sur le sujet, ce qui s’y passe m’intéresse pour de multiples raisons qui mériteraient un article à elles seules. Cela dit, ce n’est pas de cela que je souhaite parler ce soir mais de management et de managers. Parce que le système actuel, en tout cas en France, est catastrophique. Combien d’entre nous ne se plaignent pas au moins une fois par semaine de leur(s) manager(s) ? Les « mon n+1 est un connard » ou « mon n+2 n’écoute rien » sont légion aujourd’hui, et rien ne semble hélas présager d’une amélioration. Certes, nous avons cette mentalité de râleurs qui nous fait cracher facilement les uns sur les autres, et là le manager est une cible toute désignée, même si globalement, nous n’en sommes pas non plus trop mécontents (un conseil, si vous êtes franchement contents de votre n+1, faites-le lui comprendre ça l’encouragera à rester). Pour autant, il existe un vrai problème avec le système tel qu’il est pensé.

Déjà ce terme de manager que l’on emploie parce que tout simplement c’est un concept qui ne semble pas être français. Penchons-nous donc sur sa traduction. Littéralement, « to manage » signifie gérer. Le manager serait donc un gestionnaire. On sent bien qu’il manque là quelque chose, si l’on considère que sa tâche est simplement de veiller à gérer ce qui constituerait son actif, à savoir un certain montant de ressources financières et un certain volume d’heures de travail en vue d’obtenir une production. Il manque là la dimension relationnelle du poste. Essayons maintenant avec ce fameux N+1/1,5/2/2,5 etc. (oui, nous aimons beaucoup les échelons hiérarchiques en France). Donc N représente le ou les individu(s) situé(s) sur le même palier que vous, et au palier du dessus, vous avez les +1, les +1,5 etc., ce qui fait que le manager devient un « homme banal » qui est posté à l’entresol, sur la mezzanine ou à l’étage du dessus. Bref qu’il n’est pas votre voisin et que pour lui parler il faut sonner à la porte. Ça ne dit pas grand-chose de son rôle non plus, mais il a certainement une vue plus agréable que la vôtre depuis son bureau. Lire la suite

Soyons bien au travail

10 Juin

Comme vous le savez peut-être si vous travaillez dans les ressources humaines, le conseil en management ou autre domaine connexe, l’ANACT (Comprendre : Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) organise chaque année au mois de juin une semaine dédiée au bien-être des salariés (ceux qui, dans ces temps troublés, ont la chance de réchapper encore au chômage).

Cette initiative permet en fait de mettre un  coup de projecteur sur les dysfonctionnements qui existent aujourd’hui à l’intérieur de beaucoup trop d’organisations. Et sur ce point, on ne fera pas de match public-privé, les problèmes ne sont certes pas les mêmes mais ils peuvent atteindre le même niveau paroxystique (vous me pardonnerez j’espère, j’avais envie d’employer une formule pédante).

Donc, afin de nommer les dits problèmes, on emploie plein de beaux acronymes, qui, sortis de la bouche des experts, donnent une dimension très scientifique au savoir qui entoure les raisons du mal-être des actifs en poste. Pendant ces 4 jours dédiés à la QVT (Qualité de Vie au Travail) se succèderont donc des spécialistes ès noms compliqués. Vous verrez ainsi certainement de beaux discours sur la prévention des TMS : parce que oui, parler juste des douleurs, crampes, lumbagos, arthroses et autres conséquences de certaines activités très physiques ne sonnait pas bien, donc on préfère aujourd’hui le terme de troubles musculo-squelettiques, c’est pareil mais l’emballage est tellement plus joli. Ainsi, le travailleur qui s’est déplacé deux vertèbres en soulevant des charges lourdes pourra désormais dire qu’il a été « victime de TMS ». Ensuite viendront inévitablement les nouveaux super-héros de la lutte contre les difficultés morales, que l’on nomme aujourd’hui préventeurs RPS (risques psychosociaux) : si l’on veut vulgariser un peu, il s’agit des tensions accumulées qui nuisent à votre psychisme et/ou à votre sociabilité.

Les uns comme les autres vous feront vibrer au son de leurs paroles, relayés par des ergonomes, des psychosociologues du travail, et autres titres magnifiques. Mais au bout du compte, que retirera-t-on de ces réunions, interviews et tables rondes ? Sans doute quelques clés intéressantes, parce que, je dois le reconnaître, il existe des gens réellement investis dans leur travail, qui œuvrent au quotidien pour que les chefs d’entreprise prennent conscience de leurs responsabilités envers les hommes et les femmes qu’ils emploient. Et leur permettre d’avoir ce temps pour partager, dire ce qu’ils constatent, et faire entendre un message d’urgence est important. Mais le faire de façon simple est également primordial. Lire la suite

Du plafond de verre et de l’entresol en acier

18 Avr

Image

Ces derniers jours, sans doute en raison d’un fait médiatique ou de la sortie d’un futur bestseller qui m’ont hélas échappé, je vois abonder dans la presse et sur les réseaux sociaux plein de discours sur le fameux plafond de verre. Il semblerait qu’il y ait une urgence absolue à s’attaquer à ce problème qui n’est pourtant pas nouveau, loin s’en faut. Je ne souhaite pas négliger cette cause, qui est noble et se doit d’être dignement défendue. D’autant qu’il a été plusieurs fois démontré que lorsque l’équipe dirigeante est réellement mixte, la performance de l’entreprise est en moyenne meilleure que lorsqu’elle ne l’est pas. Je ne souhaite pas non plus défendre ici l’idée que le fait que des femmes dirigent rendrait en soi l’organisation plus performante. Je pense que c’est la complémentarité entre les apports respectifs des uns et des unes qui fait que le fonctionnement d’une société gagne en efficacité. A ce titre, je suis donc plus que favorable à ce que les femmes puissent accéder au sommet de la pyramide. Mais pourquoi se cantonner à ce niveau lorsque l’on aborde la thématique de l’évolution de carrière ?

Parce que ce soir, au cas où vous ne seriez pas au courant, je vais vous faire deux grandes révélations :

  1. Dans beaucoup de secteurs et d’entreprises, les femmes progressent moins vite que les hommes (y compris lorsqu’elles n’ont pas d’enfant) ;
  2. Tout le monde ne rêve pas de la place de PDG ou membre associé de la Direction, et cela autant dans les PME que dans les grandes entreprises, et autant parmi les hommes que parmi les femmes.

Ce qui fait qu’à mon sens, il faut, plutôt que de se contenter de regarder la face émergée de l’iceberg, considérer le bloc dans son ensemble si l’on souhaite faire évoluer les pratiques. Tout d’abord, sur la question du développement professionnel des femmes en comparaison avec celui des hommes. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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