Tag Archives: Vaudeville

Chat en poche

5 Déc

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Feydeau est tellement connu qu’au final il n’est pas si connu que ça. Si le roi proclamé du vaudeville doit se lasser de voir « le dindon », « on purge bébé » et « ne te promène donc pas toute nue » joués et rejoués sur toutes les scènes francophones, ce « chat en poche » est beaucoup moins représenté. Pour ma part je n’en avais pas entendu parler jusqu’au printemps, lorsque ce spectacle a vu le jour dans la confortable salle des Artitic Athévains (d’où l’on voit très bien partout grâce à des gradins très bien conçus, particulièrement appréciable lorsque l’on est de taille modeste). N’ayant hélas pas eu l’occasion de découvrir cette œuvre, j’ai sauté sur l’occasion de cette reprise pour réserver une place.

Et mon intuition positive a été la bonne puisque ce spectacle est tout simplement brillant. L’on y voit le jeune fils Dufausset, venu faire ses études de droits à Bordeaux, débarquer chez les Pacarel, famille amie de son père, et être confondu à tort avec un jeune soliste d’opéra qui doit interpréter le livret écrit par la jeune fille de la maison, et que son père souhaite promouvoir grâce au ténor que Dufausset doit aussi lui adresser. On imagine bien les quiproquos se multiplier. Lire la suite

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La pèlerine écossaise

1 Déc

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Il est des auteurs dont on ne se lasse pas, et Sacha Guitry en fait partie. Facétieux et provocateur à souhait, misogyne également, mais avec ce qu’il faut d’autodérision sur lui-même et ses congénères masculins pour qu’on ne puisse pas lui en tenir rigueur. Dans ses pièces, le grand auteur n’épargne donc personne, et chacun est heureux d’être pris pour cible à un moment ou à un autre.

Le théâtre Daunou a donc choisi cet automne de faire revivre cette pièce injustement méconnue, dans laquelle Françoise et Philippe, un couple de trentenaires marié depuis quelques années, s’est retiré pour quelques mois à Dinard, loin des mondanités de la vie parisienne, pour vivre paisiblement au bord de la mer, sans contrainte et en profitant de l’argent épargné par Monsieur, architecte de son état. Seulement, ce calme va être perturbé par l’incursion du jeune petit voisin et l’arrivée de leur ami Mérissel, vieux séducteur accompagné de la charmante et jeune Huguette. Lire la suite

Le bal des crapules

21 Juin

L’été approchant m’est venue soudain une idée de légèreté. Et comme ce n’est pas le ciel et ses orages à répétition qui vont nous l’apporter, j’ai décidé de passer outre ma frilosité sur le vaudeville contemporain pour aller assister au bal des crapules. En minimisant les risques tout de même, puisque jusque-là, ce que j’ai vu au Mélo d’Amélie, petit théâtre du quartier Montorgueil, m’avait toujours plu (si vous y allez, prévoyez quelques minutes pour parcourir le passage couvert du Grand Cerf qui se trouve juste à côté).

Me voilà donc mardi soir, seul vrai jour de grande chaleur, dans ce théâtre de poche comme je les aime, craignant de friser la déshydratation, ayant souvenir d’y avoir déjà eu très chaud, mais au final supportant mieux l’atmosphère que dehors où le climat se fait lourd pour mieux préparer le fabuleux orage que nous réserve le lendemain (mais à ce stade, je l’ignore encore).

Et le spectacle commence, tout de suite dans un rythme effréné, avec des acteurs qui courent, sautent et se poursuivent en se disputant. Esprit de Feydeau, je t’ai reconnu. Puis stop et retour en arrière pour comprendre comment on en est arrivé là. Et au départ, les ingrédients sont bien là : un couple mal assorti, lui riche et impuissant, elle fort caractère et cupide, a invité le voisin du dessous et la voisine du dessus pour les faire tomber amoureux, dans l’espoir qu’ils déménagent et revendent leurs appartements, afin de disposer du triplex dont rêve Madame, monnaie d’échange pour le bébé que veut Monsieur.

Mais naturellement, rien ne va se passer comme prévu. Et ça bondit, puis ça rebondit à chaque fin de phrase, laissant à peine au spectateur le temps d’admirer ce décor original, très travaillé et très amusant sur le thème des tomates (je ne vous en dis pas plus) relevé de sièges en revêtement peau de zèbre. Lire la suite

Un pavé dans la Cour

11 Avr

UN PAVE DANS LA COUR

Depuis quelques temps, j’avais déserté le vaudeville remis à la sauce du 21ème siècle, jugeant ce que je voyais trop convenu, répétitif, manquant d’inventivité, et parfois même frisant la vulgarité grossière et sans aucun humour. Il faut dire aussi que Feydeau et Courteline ont placé la barre assez haute, ce qui la rend quand même difficilement franchissable.

Et puis, je ne sais pas ce qui m’a pris, une envie de printemps, comme ça, de compenser la grisaille que j’observe depuis six mois de ma fenêtre, calfeutrée près du radiateur, par un peu de légèreté, une envie de croire à nouveau à l’avenir de ce genre, un besoin  d’occuper un après-midi de week-end, qui sait ? Toujours est-il qu’en quelques clics, ma place pour « Un pavé dans la cour » était réservé. J’ai fait confiance au flair de Didier Caron, directeur du Théâtre Michel – et accessoirement auteur et metteur en scène de cette pièce – dont j’avais déjà eu l’occasion de découvrir certaines de ses comédies et des spectacles programmés dans sa salle. Un peu comme un label de sérieux dans la sélection de ce qui peut faire rire en somme.

Donc, me voilà, un samedi, mon billet à la main, bien assise à l’orchestre (parce que pour information, les sièges de corbeille n’ont pas le même confort), les zygomatiques prêts pour une séance de musculation, à attendre que le rideau s’ouvre pour me faire découvrir ce charmant apéro entre voisins, se tenant dans la cour d’un immeuble parisien. Pas trop proche de la scène tout de même pour ne pas risquer d’être une victime collatérale du jet de pavé.

Mais dans cette bataille, ce sont les mots que les uns se lancent à la tête des autres, et ce pour le plus grand plaisir de la salle. Des phrases acides, bien senties, ironiques, des silences qui en disent long, des sous-entendus acerbes. Enfin tout ce que l’on attend d’un vaudeville sans obligatoirement l’obtenir, cette fois, on y est, on y croit, on s’amuse, on compte les points, on croit respirer un coup, là on a le droit à une petite injonction de tendresse et d’émotion, et paf, ça repart tambour battant, les vacheries fusent de nouveau, les imbroglios et quiproquos également. Lire la suite

amenaviguante

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Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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rienaredire

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