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Le mois des 30 sourires

1 Avr

14aSource : photo-libre.fr

Après quelques temps à parler de sujets un peu graves entre deux chroniques de théâtre, et puisque nous sommes le 1er avril, il me semble assez à propos de se détendre un peu. Et malgré  ma propension régulière à critiquer les articles se résumant à des listes souvent vite écrites, j’assume mon ambivalence en cédant à la facilité de vous livrer ma propre liste. Avec 30 des petites occasions que la vie offre de sourire pour les 30 jours de ce mois de printemps. Et je serai ravie si vous y ajoutez les vôtres :

Sourire 1 : lire ou relire un post-it épinglé sur le frigo avec une parole d’auto-encouragement

Sourire 2 : se réveiller avant que le réveil ne sonne et en forme

Sourire 3 : grimacer exagérément pour amuser la galerie et se réjouir de l’effet produit

Sourire 4 : quelqu’un vous cède généreusement la priorité pour la place assise dans les transports en commun

Sourire 5 : acheter la dernière viennoise au chocolat (ou autre gourmandise) restante chez le boulanger le matin

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Une page qui se tourne

27 Fév

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La vie est souvent considérée, par les littéraires surtout, comme un roman qui s’écrit mot après mot, phrase après phrase, page après page, chapitre après chapitre. Pour autant, il arrive qu’elle échappe à cette vision bien structurée, et que certaines pages ou certains chapitres soient très voire trop dense tandis que d’autres tirent en longueur de telle façon qu’on aurait presque envie, si l’on était un lecteur extérieur, de fermer le livre et de suivre le roman d’un autre vivant.

Simplement, nous ne sommes pas des lecteurs extérieurs de nos propres vies, nous sommes bien le personnage central de « ce livre dont vous êtes le héros / l’héroïne » (non, pas la drogue je vous vois venir vils petits plaisantins). Et nous vivons donc en direct le suspense, les rebondissements et les lenteurs associés à nos choix et à leurs conséquences. Et également les changements relatifs aux évènements qui s’imposent à nous. Parfois sans qu’il ait été possible de les anticiper, ou parfois plus insidieusement, qu’ils soient agréables ou désagréables. Lire la suite

Quelques réflexions sur l’amour

22 Jan
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Crédits : photo-libre.fr

J’ai longuement hésité avant d’écrire ce billet sur l’amour (amoureux, précisions tout de suite le sujet). Parce que je ne connais de l’amour que ce que j’ai pu en ressentir et parce que ce que je ressens n’est pas forcément dicible. Par besoin évident de pudeur évidemment, mais aussi parce que les mots, si bien choisis soient-ils – et je ne prétends pas savoir bien les choisir – ne sauront jamais retranscrire avec exactitude toute la beauté et la complexité de ce que l’on peut vivre dans une relation à un autre à la fois si étranger et si proche.

Vous noterez à la lecture de ce premier paragraphe que mes réflexions initiales commencent par plein de parce que, et par aucun pourquoi ou comment. Il me semble que c’est là que figure le mystère de l’amour que l’on peut porter à un autre que l’on a choisi. Dans ce pourquoi auquel on n’aura jamais entièrement la réponse. Auquel on peut répondre tous ces parce que qui émergeaient dans mes premières phrases : parce que j’étais disponible pour cette rencontre, parce que l’autre est captivant / beau / qu’il a ce petit quelque chose de pétillant, parce que – même si ce n’est pas glorieux – j’étais seul(e), parce que nous avons des points communs, parce que nos projets de vie se rejoignent… Autant d’explications qui contiennent toutes une part de vérité sans qu’aucune ne soit complète. Lire la suite

N’attendons pas que les bombes frappent pour construire la paix

14 Déc

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A plusieurs reprises déjà, j’ai parlé ici de ma colère ou de ma tristesse face aux conflits internationaux, lesquels vont hélas en se multipliant. La triste actualité du jour à Alep a réactivé cette tristesse et cette colère. Mais je ne suis pas géopoliticienne ni experte de quoi que ce soit et je me garderais donc de tenter de m’engager dans une analyse de cette affreuse situation.

Il me semble juste que le fait de voir s’égrener de jour en jour des informations sur toutes ces guerres et tous ces conflits allant crescendo dans l’horreur est une occasion de réfléchir, en constatant souvent à regret mais avec réalisme notre impuissance à agir sur ces foyers de violence et d’horreurs et à prendre conscience de notre puissance d’action dans nos gestes et nos paroles au quotidien.

Parce que oui, ces conflits nous dépassent, et sont initiés par des personnes ayant plus ou moins légitimement acquis un pouvoir que nous n’avons pas et que nous ne sommes pour la plupart pas destinés à avoir un jour. Pour aussi difficile que ce soit à accepter, l’histoire est semée de ces histoires terrifiantes de tribus / de sociétés / de peuples / de groupes qui se combattent. Et il est peu probable que cela s’arrête d’un coup, d’autant que les armes sont de plus en plus perfectionnés tant dans leur précision que dans le niveau des dégâts qu’elles peuvent occasionner. Lire la suite

Quatrième bloguiversaire – Le temps passe trop vite

8 Nov

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Et voilà, déjà 4 ans que l’aventure de ce blog a commencé. La même année, un nouveau locataire s’installait à l’Elysée, tandis que moi, je découvrais en totale néophyte les arcanes de WordPress. Il est fort probable que ledit locataire voit son bail expirer, tandis que moi, je n’ai pas beaucoup de succès à me faire. Si mon cher (en réalité gratuit) hébergeur supprimait mon actuel habillage (ou template dans le jargon approprié) gratuit, ou même disparaissait, je trouverais sans problème un espace pour continuer à digresser, à rendre compte de mes sorties théâtrales et à me prendre de temps à autre pour une micro-novelliste (auteure de micro-nouvelles, ndlr).

Malgré cet enthousiasme toujours présent, malgré le goût de l’écriture et malgré les idées qui ne manquent jamais ou presque, faire « durer » un blog avec les années n’est pas forcément évident. D’abord parce que disons-le franchement, avec le règne de twitter, instragram, snapchat et autres réseaux sociaux, les blogs n’ont plus vraiment le vent en poupe, sauf à être répertoriés comme LE blog de référence sur leur sujet. Ce qui dans le cas précis de celui-ci ne risque pas d’arriver puisqu’il n’a pas de thématique précise, et évolue au gré de mes envies et de mon évolution. Ensuite parce que, paradoxalement, le blog est référencé par les acteurs de la webosphère théâtrale et qu’il m’a fallu un temps d’apprentissage pour apprendre à gérer les invitations reçues invitations reçues avec une attitude qui m’apparaisse juste. Et puis aussi parce que cette année a été très dense, avec de grandes joies, quelques désillusions et un emploi du temps encore plus rempli qu’à l’accoutumée. Et que j’y ai hélas sacrifié un peu la rédaction des billets d’humeur et autres réflexions que j’affectionnais. Comme on dit, il faut savoir choisir ses priorités, et l’écriture en a moins fait partie, bien que toujours présente et toujours vitale.

Une cinquième année s’ouvre donc sur fond d’envie de renouer avec la poésie, les « variations contre », les « variations pour », les flemmardises interrogatives, les coups de gueule, les coups d’amour et les coups de je t’aime (oups je m’emballe à coups de chansons rétro). Elle début aussi sur fond de doutes sur le nombre d’heures qui pourront être dévolues à penser en alexandrins, à m’insurger dans la prose de monsieur Jourdain ou à me laisser emporter par mon inspiration d’apprentie conteuse. Je découvrirai comme vous le résultat dans les prochains mois. Je rempile donc pour un nouveau mandat de 365 jours sans aucun programme. En étant prête toutefois à soumettre chacun de mes billets à votre suffrage.

Et surtout en vous remerciant de vous laisser entraîner depuis quelques semaines pour certains et près de 1500 jours pour d’autres dans ce chemin plein d’imprévus que je trace ici. Je vous fais une seule promesse que je sais pouvoir tenir : conserver cette imprévisibilité et cette spontanéité qui font de ce blog un espace d’expression joyeuse.

Face aux horreurs

25 Juil

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Voilà désormais plusieurs mois que les nouvelles françaises et internationales sont régulièrement tragiques et que les attentats se succèdent. Turquie, Syrie, Liban, Etats-Unis, Yemen, Irak, Afghanistan, France, Belgique, Allemagne, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et sans doute encore d’autres pays que j’oublie ont subi l’indicible. Le plus souvent directement menés ou sous l’influence de l’État islamique ou de Boko Haram, mais parfois aussi de manière isolée, parce qu’un fanatique s’est trouvé en possession d’une arme, et qu’un rapport sans doute contrarié à sa vie l’a amené à tirer sur des innocents. Les mobiles ne changent rien à la tragédie qu’ils engrangent, à l’horreur de savoir qu’une telle violence puisse se développer en un être humain qu’il en tue d’autres sans scrupule, ni à la tristesse et à la colère des survivants face à ces actes barbares. Lire la suite

La dimension usante de l’insatisfaction permanente

11 Juil

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Au cours des dernières semaines, j’ai observé avec attention ce phénomène que j’avais déjà remarqué mais qui pour un certain nombre de raison conjoncturelles (le gouvernement et sa tendance à l’abus de 49-3, les inondations, le trop plein de soleil qui a suivi, l’inflation sur le prix des cerises…) et structurelles (essentiellement la « râlite » aigue de nous autres bons Français) qu’est l’insatisfaction permanente et l’état de révolte ou de colère qui lui est associé.

Soyons clairs, il ne saurait être question pour moi aujourd’hui de renier mon identité en niant ma propension élevée à m’agacer et à grogner chaque jour devant les retards de métro et de RER, l’incompétence des chefs, le caractère horripilant et atrocement arrogant du copain ou de la copine de Trucmuche. Parce qu’autant être franche, je revendique mon appartenance à la majorité active des râleurs de France et de Navarre et n’est pas encore né celui ou celle qui me fera renoncer définitivement au délicieux plaisir de la critique et du défoulement de mes nerfs sur la plaie du jour. Lire la suite

Les carnets du bien-être

Des idées et des outils pour se détendre et se ressourcer

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La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

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