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Quelques réflexions sur l’amour

22 Jan
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Crédits : photo-libre.fr

J’ai longuement hésité avant d’écrire ce billet sur l’amour (amoureux, précisions tout de suite le sujet). Parce que je ne connais de l’amour que ce que j’ai pu en ressentir et parce que ce que je ressens n’est pas forcément dicible. Par besoin évident de pudeur évidemment, mais aussi parce que les mots, si bien choisis soient-ils – et je ne prétends pas savoir bien les choisir – ne sauront jamais retranscrire avec exactitude toute la beauté et la complexité de ce que l’on peut vivre dans une relation à un autre à la fois si étranger et si proche.

Vous noterez à la lecture de ce premier paragraphe que mes réflexions initiales commencent par plein de parce que, et par aucun pourquoi ou comment. Il me semble que c’est là que figure le mystère de l’amour que l’on peut porter à un autre que l’on a choisi. Dans ce pourquoi auquel on n’aura jamais entièrement la réponse. Auquel on peut répondre tous ces parce que qui émergeaient dans mes premières phrases : parce que j’étais disponible pour cette rencontre, parce que l’autre est captivant / beau / qu’il a ce petit quelque chose de pétillant, parce que – même si ce n’est pas glorieux – j’étais seul(e), parce que nous avons des points communs, parce que nos projets de vie se rejoignent… Autant d’explications qui contiennent toutes une part de vérité sans qu’aucune ne soit complète. Lire la suite

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A propos de la sensibilité et des moments de craquage

4 Oct

 

Comme beaucoup de personnes, j’ai souvent l’impression, réelle ou imaginaire ce n’est pas forcément à moi d’en juger, d’être plus perméable à mon environnement que la moyenne. J’ai ainsi tendance, malgré ma détestation des « cases », à me définir comme une hypersensible, terme à la mode pour désigner les personnes qui réagissent plus fortement que les autres face aux évènements du quotidien ou du moins quotidien, et qui, selon les estimations des experts, représenteraient 15 % à 20 % de la population environ (avec très certainement plusieurs niveaux ou gradations dans cette hypersensibilité). Il existe naturellement comme pour tout concept à la mode une littérature abondante qui va de Carl Gustav Jung aux écrits de Josette la psychologue du café du commerce consultante pour la TNT à ses heures perdues (Josette est un nom inventé je le précise), et que je me suis jusqu’ici abstenue de lire.

J’avais toutefois envie de parler de ce sujet depuis assez longtemps, puisqu’après tout, il n’y a aucune raison que Josette écrive des bouquins dessus et que je ne puisse même pas m’octroyer le petit plaisir d’apporter mon article de blog à l’édifice. Je dois dire que j’ai détesté pendant de très nombreuses années cette plus grande perméabilité déjà évoquée à ce qui m’entourait, en ce qu’elle me renvoyait de moi (eh oui, je suis aussi narcissique, je suis une cumularde des états non souhaitables donc, comme d’autres cumulent les mandats politiques) l’image d’une fille puis d’une femme faible et inapte au contrôle de ses émotions. Lire la suite

Du droit à être victime

23 Août

Alsace et Nancy Août 2016 (895)

Cela fait quelque temps que j’ai pris un peu de distance dans ce blog avec les sujets très personnels. Parce que j’ai évolué, ma vie avec, parce que de plus en plus de lecteurs me connaissent « dans la vraie vie » (ou IRL, pour employer le terme 2.0 idoine), par manque de temps pour me poser et réfléchir avant d’écrire aussi (ce qui ne signifie pas pour autant que mes billets sont bâclés ou totalement dénués de la moindre prise de recul). Et en même temps, ce blog est aussi un espace que j’apprécie aussi parce que je m’y livre toujours d’une manière ou d’une autre, et que parfois, je m’y dévoile plus franchement et complètement (avec certes, toujours une réserve nécessaire à mon sentiment de libre expression).

Ce soir, j’ai envie de parler de ce sujet qui me tient à cœur, celui du « statut de victime ». Un thème qui est difficile à aborder sans paraître chercher la compassion, ou les larmes, ou passer pour quelqu’un qui se fait passer pour non responsable de ce qui lui arrive. Il se trouve que rien ou quasiment ne me fait davantage sortir de mes gonds que lorsqu’une personne tierce me reproche de me victimiser (je peux vous fournir au moins 10 témoignages de personnes tierces ayant subi ma rogne suite à l’emploi de ce terme). Je ne supporte pas ce jugement parce que j’ai pour principe absolu de toujours assumer ma part de responsabilité dans les évènements désagréables qui peuvent m’arriver, et même souvent au-delà. J’estime en effet que, sauf rares (mais hélas réelles) exceptions, la répartition de la culpabilité n’est jamais de l’ordre de 0 % versus 100 %. Lire la suite

Variations contre l’intellectualisme dépressif

3 Juin
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Image : Van Gogh, Crâne de squelette fumant une cigarette

En tant que jeune femme parisienne trentenaire ayant un boulot de cadre moyenne me permettant de sortir assez régulièrement pour satisfaire ma curiosité débordante, je n’ignore pas (et je sais d’ailleurs en rire) avoir par moments ce côté caricatural de la bobo snobinarde que nous voyons tous régulièrement passer à la télévision. Il m’est même arrivé d’acheter un cahier design hors de prix dans une papèterie écolo créée par une autre trentenaire ayant quitté son job d’executive woman au salaire à 6 chiffres pour faire le tour du monde et commercialisant des articles importés du Vietnam (non, le bilan carbone de ce cahier ne l’empêche pas d’être écolo) et même de tester une cantine bio du 11ème arrondissement et de trouver ça bon ces produits sains et pleins de saveurs.

Sachez toutefois que mes ambivalences personnelles ne m’empêchent pas de fustiger les concepts bobos écolo-bio et d’avoir juré que jamais ô grand jamais je n’emménagerai dans le 10ème ou le 11ème arrondissement (promesse facile à tenir puisque je ne tiens pas à habiter dans un placard au 8ème sans ascenseur et que donc j’ai choisi de franchir le périph pour gagner 15m² de surface, mais je m’égare comme souvent). Mais il est une chose que je fustige encore plus que la superficialité parfois un peu arrogante mais finalement pas bien méchante qui fait des émules sur la rive gauche et que j’ai choisi d’appeler l’intellectualisme dépressif. Lire la suite

Réflexion sur l’acte de pleurer

4 Avr

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Si l’on nous rebat les oreilles depuis plusieurs années de grandes théories sur le développement personnel, le mieux-vivre, le bien-manger, l’art des relations amoureuses et tutti quanti, il est un domaine sur lequel la pensée ne semble guère progresser : celui des pleurs. En tant que personne sensible et à l’émotivité plutôt surdéveloppée (eh oui, il fallait bien une phrase égocentrée dans ce billet), le manque d’acceptation des pleurs est une chose qui à la fois me surprend et me peine (pas au point de verser des larmes toutefois, je tiens à le préciser). Lire la suite

Être vrai dans ses relations

18 Nov

Bruxelles Bruges  (48)

Ces temps-ci, j’ai le clavier qui me chatouille, l’envie d’écrire mille choses, des idées plein la tête, l’envie aussi de faire mille choses en plus. Et puis il faut faire des choix, alors ce soir, mon choix, c’est de parler du fait d’être vrai dans ses relations aux autres. Au cours des dernières années, mais surtout au cours des derniers mois, j’ai pu faire l’expérience de relations qui m’ont déçue. Et puis aussi de relations qui ont dépassé mes espérances. Parce que chaque médaille a deux faces bien sûr. Et j’essaie de ne pas me contenter d’en regarder une seule. Même si j’ai plus souvent été déçue qu’heureusement surprise ces derniers mois, la joie des bonnes surprises est souvent beaucoup plus puissante et porteuse que la tristesse ou l’apreté des mauvaises.

Et même si chaque cas est différent, même si chaque être est unique, même si chaque relation entre deux humains a son propre fonctionnement, il existe un dénominateur commun dans ce qui laisse des traces, positives ou négatives, et ce dénominateur, pour moi, c’est l’authenticité. D’abord envers soi. Envers et contre tout. Lire la suite

A propos d’une photo

8 Sep

 

Depuis quelques jours, les débats font rage dans les médias et sur Internet (et aussi dans les médias présents sur Internet naturellement) à propos d’une photo qui est venue donner un nom et un visage aux foules de migrants qui cherchent depuis le début de l’année à trouver un asile en Turquie et en Europe. Beaucoup de ces débats se concentrent sur la question – qui en soi n’a pas beaucoup d’importance – de savoir s’il fallait montrer cette photographie. Celle d’un petit garçon décédé échoué sur le bord d’une plage. Il n’y a pas de bonne réponse à cette question. Le cliché a heurté certaines personnes, en a ému d’autres, en a scandalisé certains, et il en est encore pour débattre autour du droit à l’anonymat de cet enfant et de sa famille. Évidemment, ces questions peuvent être posées, mais au fond elles ne changeront rien au fait que cette image figurera sans doute dans les livres d’histoire de la génération qui vient au monde aujourd’hui. Comme d’autres photos à d’autres époques. Pour sa valeur symbolique bien plus que pour le cliché lui-même.

En soi, je livre ici mon opinion personnelle, l’image est esthétiquement très belle, et c’est précisément ce qui fait sa force. Chaque jour, des dizaines d’images insoutenables sont diffusées dans les médias sans avoir le même impact. Ou des faits divers montrant la mort d’enfants. Au Pakistan en ce moment-même, des familles appartenant à des minorités sont tuées sans pitié et parmi elles des enfants. Daesh et Boko Haram utilisent des enfants comme kamikazes ou leur font subir des monstruosités. Et même dans des pays en paix comme le nôtre, les journaux annoncent aujourd’hui l’ouverture du procès d’un père qui a provoqué le décès de son propre fils de trois ans en lui infligeant un passage au lave-linge comme punition pour indiscipline. L’horreur est hélas partout, souvent incompréhensible pour qui tente de vivre en harmonie avec les autres humains. Pour lire les actualités, il faut acquérir cette capacité à prendre un recul qui n’est pas un manque de compassion nécessairement, mais une protection pour ne pas sombrer avec le sordide, mais apporter à sa mesure son petit morceau de gravier à l’édifice de la beauté de la vie. Parce qu’on n’a pas de pouvoir direct sur les affaires de corruption au Mexique, pas plus que sur la dictature en Corée du Nord, ni sur toutes les guerres qui hélas ravagent des pays entiers en ce moment. On a juste le très petit pouvoir de profiter de ce qu’on a et d’essayer d’en faire profiter aussi un peu les autres. Lire la suite

amenaviguante

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Broute le gazon

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