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Espoir du soir

15 Déc

Londres Août 2013 (1043)

A certaines périodes, hélas bien malgré soi,

On se sent moins en forme, on erre un peu, l’air las,

On peine à ressentir de délicieux émois,

Le diapason refuse de nous donner le la.

Pour contrer l’amertume de cette humeur sournoise,

On cherche à regoûter aux douceurs de la vie,

Le chocolat fondu sur la tarte vergeoise,

Et autres menus plaisirs qui comblent nos envies. Lire la suite

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Une conférence sociale en hiatus

9 Juil

Un jour un président eut une fameuse idée :
Entendant de son peuple beaucoup de plaintes vocales,
Il se dit qu’il pourrait sans doute se faire aider,
Et décida de créer une conférence sociale

Ce grand rassemblement aurait lieu chaque été
Et servirait de base à des négociations
Avec les syndicats et collectivités.
Il mit plein de passion dans l’organisation. Lire la suite

Poéphéméride

14 Fév
Si tu es heureux ou si tu es moins heureux
Arrête-toi là où que tu sois pour te poser
Inspire l’air qui vient à toi par grandes bolées
Note les sentiments que tu as en cet instant
Tends les bras en l’air en direction des cieux
Va où tes pensées te guident sans questionnement
Allège-toi de ce que tu portes inutilement
Libère-toi de ces impératifs qui ne sont pas les tiens
Engage-toi dans les projets qui te motivent vraiment
N’hésite pas à sortir de ta zone de confort
Tenter de réaliser ses rêves rend toujours plus fort
Imagine cet après ou ce nouveau début
N’aie plus peur, joli cœur, tu t’approches du but

Les mots me manquent

1 Sep

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Les mots se sont installés au cœur de mon existence,

Ils apparaissent pour en faire jaillir l’essence,

Leur présence aide à expliciter le sens,

De chaque joie ou peine, de chaque expérience.

Mais parfois les mots s’échappent,

De temps à autre l’émotion les happe,

Il ne sert à rien alors d’invoquer leur retour,

Lorsqu’envahis par les sentiments ils sont partis faire un tour.

Devant certains évènements ma pensée en effet louvoie,

Me laissant désespérément sans voix,

Frappée par la violence de ce qui se déroule sous mon regard,

Heurtée par des phrases atroces prononcées d’un air hagard.

J’aimerais tant alors trouver LA bonne réplique,

Avant que la laideur à nouveau ne me pique

De cette méchanceté acerbe et gratuite

Devant laquelle la seule issue sera finalement la fuite.

Mais même en m’éloignant de ces personnes atroces,

Qui ne conçoivent la vie qu’en se montrant féroces,

Le désordre provoqué en moi par la cruelle scène

Ne cesse de me trotter dans la tête, obscène.

Après cette agression, je cherche à évacuer la douleur,

Me défouler, crier, laisser sortir mes pleurs,

Surtout ne pas chercher à enterrer ma peine,

Au risque qu’un jour elle irrigue toutes mes veines.

Garder pour soi ses souffrances parce qu’on ne sait pas les exprimer

Conduit à agir comme un opprimé et à trop se renfermer,

A défaut de savoir les nommer je préfère les laisser déborder,

Pour pouvoir revenir à de saines idées.

Lorsque survient enfin ce bienheureux moment,

Celui d’un authentique apaisement,

Les lettres se rassemblent pour former de belles phrases

Faisant définitivement du passé table rase.

C’est alors que se rouvre une période sereine,

Où la joie de nouveau devient reine.

Mais là aussi les mots peuvent me manquer

Au fond de mon palais ils peuvent rester bloqués.

Lorsque je contemple un beau coucher de soleil,

Et que toutes ces couleurs mêlées m’émerveillent,

Quand je découvre une rue ou un bâtiment fantastique,

Ou lorsqu’avec un être aimé je partage des minutes magiques.

Dans ces temps suspendus que je voudrais éternels,

Où le silence sublime cet instant passionnel,

Décrire ce que je ressens n’a que peu d’importance,

L’essentiel est pour moi de savourer ma chance,

En souriant et gravant ce souvenir dans ma mémoire,

Ce bonheur qui sera décisif dans mon histoire.

Je n’ai pas peur de le dire : j’aime la ville

28 Mar

Paris-Ville

Tandis qu’il est d’usage de vanter la beauté
Des montagnes enneigées et de la mer l’été
Je voudrais, pour ma part, donner un peu de voix
Aux boulevards, aux avenues, aux rues et autres voies
Aux pavés et trottoirs qui ornent nos cités
Et me plongent, les foulant, dans la félicité.
Car oui, j’ose le dire, je suis un rat des villes
L’espace urbain et moi vivons une belle idylle ;
J’aime aller découvrir, partant à l’aventure
Les merveilles cachées de son architecture
Et allant plus avant par esprit de bravade
Tomber en pâmoison devant une belle façade. Lire la suite

Le difficile parcours de l’usager du métro

11 Mar

L’expérience du métro commence par le quai

Parfois vide, souvent plein, qui déjà n’est pas gai

L’affichage du délai avant la prochaine rame

Nargue les passagers de cet étrange drame

Qui se joue chaque jour, de l’aurore jusqu’au soir

Essorant l’usagé (oui, l’usagé ! Fin de l’aparté) plus sûrement qu’une passoire

Car il me faut hélas ici vous révéler

A vous tous qui peut-être êtes émerveillés

Devant ce faux symbole de la modernité

Ce transport en commun qu’on vous a trop vanté

Le métro est un monde étrange et parallèle

Evitez donc le risque de vous y brûler les ailes !

Je vous vois réagir, pensant que j’exagère

Que je pourrais avoir des formules plus légères

Vous naïfs béotiens qui empruntez rarement

Ces wagons dont on sent continuellement

Le roulis, les secousses et autres tremblements

Faisant que le trajet ne passe pas calmement

Parce que les voyageurs qui n’ont d’autre secours

Que ce seul moyen-là sans nul autre recours

Même en reconnaissant sa grande praticité

Ne sauraient s’y sentir vraiment en liberté

Surtout aux heures de pointe où tous bien entassés

Ils voient chaque station très lentement passer

C’est souvent là qu’éclate une dispute enragée

Sur un malentendu entre deux passagers

Le ton monte, pas moyen de s’écarter de la scène

Avant que l’un des deux un coup à l’autre n’assène

Et les co-voyageurs presque au bout du rouleau

N’ont alors qu’une hâte : être enfin au boulot.

Mais d’autres personnages dont ils ont l’habitude

Vont venir renforcer leur grande lassitude

D’abord le musicien qui écorche les oreilles

Puis le marionnettiste qui point ne les réveille

Arrivent un malotru qui écrase tous les pieds

Et un pauvre paumé qui suscite la pitié

Le tout est saupoudré d’odeurs pestilentielles

Qui dans certaines stations se sont fait la part belle.

L’heure de la délivrance finit par arriver

L’usager a les yeux vers la sortie rivés

Car il lui faut encore franchir cette mêlée

Pour pouvoir de nouveau sourire et rigoler

Ces épreuves passées, le nez enfin dehors

Il chérit le grand air comme un beau lingot d’or !

Ma vie en couleurs

25 Déc

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Nous sommes le soir de Noël, vous êtes sans doute déjà sous le couette ou confortablement installés sur votre canapé, après ces deux jours de festins, de retrouvailles familiales, de cadeaux, de rires, de discussions animées. Je vais donc faire une trêve dans mes habitudes et vous livrer un texte en quelques lignes dont l’inspiration m’est venue en voyant chatoyer les lumières de toutes les illuminations du moment.

Ma vie est jaune comme la lune qui brille dans un beau clair-obscur.

Ma vie est rouge comme l’est mon caractère passionné et combatif.

Ma vie est violette, dégageant un parfum délicieusement désuet.

Ma vie est grise comme une fin de journée pluvieuse qui donne envie de rester bien au chaud à regarder perler les gouttes sur la fenêtre.

Ma vie est bleue comme la douceur d’un ciel d’été dégagé.

Ma vie est transparente comme un cours d’eau de montagne qui suit son cycle paisible et apaisant sans qu’on le remarque.

Ma vie est verte comme un jeune gazon que l’on a planté dans une terre fertile et pris le soin d’arroser.

Ma vie est noire comme les pensées qui parfois la traversent.

Ma vie est rose comme une bonbonnière symbolisant ce besoin de retrouver de temps à autre candeur et naïveté.

Ma vie est turquoise comme l’eau d’un lagon loin de toute civilisation.

Ma vie est marron comme un tronc d’arbre solide et qui regarde vers le haut même durant les orages.

Ma vie est orange comme une dose de vitamines qui me fait rebondir et aller de l’avant vers de nouveaux projets.

Ma vie est blanche comme ces nuages cotonneux sur lesquels on a envie de voler.

Tous ces états font partie de qui je suis, je suis fière de tous les traverser, cette mosaïque est ma richesse, la vôtre sans doute aussi.

Alors, en cette période de fin d’années, je vous souhaite d’échapper aux coups de blues et de rire à en devenir écarlates. Que cette fin 2012 vous apporte joie, espoir et convivialité pour bien démarrer la future année.