Archive | juin, 2014

Née sous Giscard

22 Juin

Comme certains d’entre vous le savent, je ne cours pas après les spectacles d’humoristes. Que cela soit clair, j’aime beaucoup rire, mais j’ai tendance à trouver que beaucoup de ces prestations se ressemblent. Formés auprès des mêmes « comiques », les élèves ont en effet tendance à user des mêmes blagues, des mêmes tics et des mêmes ressorts en termes d’interactivité. Donc je freine un peu sur ce type de sorties. Et en même temps, lorsqu’une personne seule est douée, je suis ravie de la découvrir. Camille Chamoux est douée, on peut le dire sans risquer l’erreur.

La jeune femme, née en 1979, sous Giscard donc, comme le titre de son spectacle l’indique, nous livre pendant 1h30 ses états d’âme de fille de la génération X et sa « nostalgie » des époques où elle n’est pas née. Elle nous parle de son enfance à l’école et des doutes des trentenaires, nés avec le choc pétroliers et n’ayant connu que la crise. De la musique qui était à la mode quand elle était ado et de celle qu’elle aurait voulu connaître alors, comme Aznavour.

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Hitler, son dernier secret

22 Juin

Hitler, son dernier secret Théâtre du Nord Ouest Affiche

 

Chers lecteurs, je me vois tenue de vous frustrer tous ce soir. Et pas uniquement les non Franciliens. Parce que la pièce dont je vais vous parler ne se joue déjà plus. Cela dit, je tenais à en parler quand même.

 

Alors que l’on vient de célébrer le 70ème anniversaire du débarquement allié en Normandie, l’auteur et comédienne Christiane Marchewska nous livre une pièce originale sur le Führer. Et, telle une petite souris qui débarque sur scène en se demandant ce qu’elle y fait, elle commence son spectacle en allant vers le public et en lui annonçant que la représentation est annulée parce qu’elle n’a pas écrit le texte. Public qui oscille entre surprise, crédulité et méfiance. Mais par un coup du sort donc seul le théâtre a le secret, elle donnera tout de même à voir cette histoire de nazisme et d’eau croupie.

 

La scène relate donc la révélation faite par un couple d’anciens serviteurs d’Hitler, restaurateurs au Berghof de 1936 à 1944, et témoins privilégiés de sa relation avec Eva Braun, à une actrice de passage à Munich et interprétant le rôle d’une espionne nazie pendant la guerre (Christiane Marchewska donc, pour ceux qui ont le sens de la déduction). Le couple raconte ainsi les circonstances dans lesquelles il a été recruté dans la résidence privée du Führer et est intarissable sur la personne d’Eva Braun, sa solitude, l’amour porté au Führer malgré la brutalité et parfois la froideur de ce dernier. Lire la suite

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne

22 Juin

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Lorsque l’on aime pourfendre les mauvaises manières dans le métro ou ailleurs et que l’on est attaché aux civilités, quel comportement pourrait-il être plus logique que de se précipiter aux journées portes ouvertes du Théâtre des Déchargeurs pour voir une pièce s’appelant « Les règles sur savoir-vivre dans la société moderne » ? Il est d’ailleurs à noter que la pratique d’ouvrir ses portes aux spectateurs pour leur faire découvrir une partie de la saison à venir en avant-première relève d’un savoir-vivre très agréable de la part de cette sympathique salle qui offre toujours une programmation de belle qualité.

Revenons tout de même à notre sujet principal et à l’interprétation de ce texte du sieur Jean-Luc Lagarce, qui a dû trouver amusant le contraste entre son nom de famille et le sujet traité. Et c’est un acteur ayant fait le choix du seul en scène pour nous délivrer ces règles de bienséance, l’excellent Martin Juvanon du Vachat, dont les « possible », « probable », « envisageable » resteront longtemps gravés dans ma mémoire. Lire la suite

Humain, mode d’emploi

18 Juin

Dix-sept ans après « Bienvenue à Gattaca », alors qu’Arte envahit nos écrans le jeudi soir avec « Real Humans » en nous montrant comment nous risquons d’en arriver à devoir cohabiter avec des robots, j’ai eu envie de me rebeller un peu. De dire que non, nous ne laisserons pas la technologie nous dominer (oui, si je veux je peux me passer de smartphone pendant deux semaines, non mais ça va pas la tête disons deux jours, en fait c’est super long on va partir plutôt sur deux nanosecondes, et puis je peux aussi cuisiner un repas sans micro-ondes ni robot ni congélateur ni bouilloire électrique simple et diététique sans faire appel à la technologie à base de pain frais et de fraises je ne vois que ça). Je me voyais donc organiser une gigantissime « Human Pride » 2.0 (lire deux point zéro) en lançant un appel par ordinateur interposé pour signifier notre détachement. Le paradoxe d’une telle approche ne vous ayant certainement pas échappé, j’ai choisi une autre approche pour montrer que nous sommes à peine au niveau d’un prototype la supériorité qu’est la nôtre, être de chair et d’os.

 

télécommande

 

 

Voici donc en avant-première la notice avec laquelle nous pourrions être livrés, si nous devions un jour voir les rôles totalement inversés :

 

Mode d’activation : créer une stimulation auditive désagréable et à un volume suffisamment élevé pour tirer l’humain de sa torpeur. Un réveil pourra vous aider dans cette tâche de manière assez efficace. Dans le cas d’une personne à l’ouïe déficiente ou au sommeil particulièrement lourd, utiliser la méthode tactile se caractérisant par des secousses plus ou moins fortes. Lorsqu’un râle parvient de la partie prénommée « bouche », vous pouvez considérer que la créature est en mode de démarrage. Assurez-vous toutefois qu’il ne s’agisse pas d’une fausse alerte. Lire la suite

Joyeux anniversaire quand même

15 Juin

Olivier, homme solitaire plus ou moins décidé à ne pas se laisser prendre de nouveau au piège de l’amour, héberge Loulou pour une semaine, la petite sœur de son amie Clarisse, qui sort elle aussi d’un chagrin d’amour. La demoiselle ne tient en effet pas à aller observer ses neveux et le couple de sa sœur et leur bonheur dégoulinant. Elle ne tient pas non plus à retourner pleurer chez ses parents. Seulement, Loulou est volubile, bordélique, et ne reste pas en place, ce qui perturbe un peu l’équilibre bien établi du célibataire endurci qui cherche d’abord à la mettre dehors avant de se laisser convaincre de tenir sa promesse d’hébergement. Lire la suite

La flûte enchantée

15 Juin

 Le chef d’œuvre de Mozart adapté au Théâtre

 

Aller voir le célèbre opéra de Mozart dans une salle de théâtre, plus exactement au Théâtre des Variétés peut paraître incongru. Encore davantage lorsque l’on sait qu’il ne s’agit pas d’une version entièrement chantée de cette œuvre. C’est pourtant le pari du metteur en scène, Jean Christophe Daguerre, mélanger opéra et comédie. Et la salle a bien fait dans ce pari de miser sur sa réussite.

 

En effet, on connaît tous plus ou moins les personnages de l’œuvre, de Pamino à Sarastro en passant pas la reine de la nuit et l’inoubliable Papagueno. Mais habitués que nous sommes à entendre les airs les plus célèbres du livret aux 234 ans d’existence, la trame exacte nous en échappe parfois. Et le fait de revenir à l’alternance parlé/chanté permet de redonner à ses personnages une consistance que le lyrisme leur fait parfois perdre. Lire la suite

Apprendre à (ne pas) être une vraie femme

8 Juin

Aujourd’hui, je demande toute votre indulgence car je m’apprête à me livrer à un exercice expérimental de blogueuse mode et beauté. Parce que la vie, l’amour, le théâtre, les grandes questions existentielles, tout ça, c’est bien joli mais une blogueuse se doit normalement de parler de ces choses fondamentales que sont le mascara, les gommages, les fringues et les sacs à mains. Et le fait que jusque-là, je me sois refusée à l’exercice risque à terme d’engendrer une suspicion sur ma véritable identité.

Il est donc temps d’assumer ma féminité et d’y aller moi aussi de mes recettes géniales pour être une jeune femme fraîche et pimpante, bien habillée et ni trop ni trop peu maquillée, ayant toujours le bon accessoire sur elle. Sans compter tout le potentiel que ma science de la girly attitude peut conférer à mon modeste blog pour attirer des annonceurs désireux d’accoler leur illustre nom au tout petit mien pour que je vante les propriétés exceptionnelles de leur crème comestible au tofu pour renforcer l’hydratation de la langue et des gencives (ne voyez là aucune ironie, je crois sincèrement à la vertu de ce type de produits). Place donc à mes exceptionnels talents jusque-là judicieusement cachés pour aider les demoiselles et dames de notre époque à être au sommet de l’élégance.

Commençons donc par le commencement et le rituel beauté du matin (parce qu’au risque d’ébranler un mythe, la femme n’a pas une tête parfaite et une odeur de muguet au réveil). Il convient donc pour remplir son « devoir » de commencer par appliquer une lotion ou une crème hydratante pour la peau. Puis un soin contour des yeux pour éviter les cernes. Puis une base matifiante pour pouvoir commencer à se maquiller. Puis un unificateur de teint (l’ordre de ces 2 étapes m’échappe parfois). Là, il est temps d’appliquer la poudre ou le fond de teint et de rehausser d’une touche de blush. Ensuite, on passe aux yeux avec un fin trait de crayon, auquel on rajoute de l’ombre à paupières dont la teinte aura été dûment choisie en fonction de la couleur des yeux. Puis un petit coup de recourbe-cils et application du mascara. Le cas échéant également, retrait d’un à deux poils disgrâcieux au niveau des sourcils. Puis achèvement du maquillage par l’application d’un rouge à lèvres ultra-longue tenue (sur dents propres et blanchies par un soin spécial, naturellement) rehaussé d’une touche de gloss. Trois retouches a minima sont à prévoir dans la journée, donc prévoir une trousse de secours au travail ou dans tout autre lieu fréquenté régulièrement (surtout pas dans le sac à main, cela obligerait à en avoir un énorme). Naturellement, vous l’aurez compris, de la théorie à ma propre pratique, il y a un fossé large comme celui qu’auraient pu creuser 15 mines antipersonnel. Ce qui nous amène à un rituel ultra-simplifié : brossage de dents (on ne rigole pas avec ça les amis, commencer la journée avec l’haleine fétide et faciliter la venue des caries, non merci), aspersion d’eau fraîche sur le visage pour se réveiller (l’eau est un très bon hydratant), puis application grossière d’un pot d’anticernes et d’une crème teintée aux vertus hydratantes, avec ajout d’un peu de rouge à lèvres pour se donner un peu de crédibilité. Ce qui permet de passer de 40 à 7 minutes chrono devant le lavabo le matin (adieu narcissisme et incantation de miroir, mon beau miroir, la fausse vraie femme ne se facilite pas la confiance en elle, mais passons). Lire la suite

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La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

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