Archive | février, 2016

Du marketing shampooinesque

21 Fév

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En préalable de ce billet, je voudrais dire que j’ai un profond respect pour le marketing, d’autant plus grand que quand j’étais jeune (oui, je sais, je le suis toujours), je nourrissais l’espoir un peu fou de devenir marketeuse. J’ai même poussé ma vocation jusqu’à obtenir un diplôme de mercatique qui m’a permis, parce que la logique n’est pas toujours mon fort, de finalement ne jamais appliquer ce que j’avais appris grâce à une conjonction de facteurs qu’il serait trop long de narrer ici, mais tournant principalement autour du nombre plus élevé de personnes ayant un diplôme en marketing que de postes à pourvoir dans ce même domaine. Bref, après cette longue introduction totalement narcissique (comme l’ensemble de ce blog cela dit en passant, parce que pourquoi tenir un blog si l’on n’est pas un tout petit peu atteint d’un besoin narcissique de valorisation de soi-même diraient sans doute Jung et Gérard Miller), je tiens à redire que j’aime bien le marketing. Les promotions, la mise en valeur en tête de gondole, les mailings ciblés, le changement de packaging, les marques ombrelles, les matrices SWOT et autres techniques de prix psychologiques m’intéressent toujours.

Mais bon, parfois, il faut avouer que les choses vont trop loin et que l’on se demande à quoi ont pensé le chef de produit et le directeur marketing en haut du 43ème étage de leur tour de la Défense. Surtout lorsque l’on veut acheter un produit cosmétique. Par exemple un vulgaire shampooing. Eh bien, sachez mesdames et messieurs qu’un vulgaire shampooing, cela n’existe plus qu’au fin fond de l’étagère du bas de votre parapharmacie, et encore. Lire la suite

Dindon malgré lui

21 Fév

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J’avais déjà eu l’occasion de faire la connaissance de la Compagnie Sans Lézard pour leur poétique cabaret du poilu . Pour cette autre création mêlant Feydeau et Molière, changement complet d’ambiance pour assister à des scènes de séduction ou de disputes, de première approche ou de vengeance, entre deux comédiens qui ne ménagent pas leur énergie pour déclamer des alexandrins, se changer en 4ème vitesse entre deux scènes tout en continuant à s’invectiver de derrière les paravents constituant le décor, ou se désoler de cocufier leur meilleur ami. Lire la suite

La veuve Choufleuri

21 Fév

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Art tombé en désuétude pendant quelques décennies, l’opérette ne s’est pour ma plus grande joie jamais totalement éteinte et elle fleurit désormais à nouveau dans les choux dans les salles parisiennes, des plus illustres avec orchestre, chœur et solistes aux plus confidentielles avec piano, bonne humeur, et toujours les solistes. C’est cette seconde version à laquelle j’ai pu assister avec ravissement le week-end dernier dans une salle sont le nom en lui-même est déjà chantant et poétique, le passage vers les étoiles, situé au fond de la charmante petite impasse qu’est la cité Joly.

L’accueil est fait par les comédiens eux-mêmes, déjà en costume, qui nous font l’immense honneur d’une visite du logis de la veuve grognon (interprétée par Ornella Petit, drôlissime) qui se gave de nourriture dont le mari a été tué à la chasse, malencontreusement confondu avec un cerf. Lire la suite

Traces – les 7 doigts de la main

14 Fév

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Il est de coutume de dire que jamais 2 sans 3, et l’adage se vérifie avec les 7 doigts de la main. Après Séquence 8 en 2014 Cuisine & Confessions et en 2015, c’est encore une nouvelle équipe qui revient du Québec pour réchauffer l’hiver parisien avec le spectacle Traces (oui, la compagnie compte plusieurs mini-troupes toutes aussi géniales les unes que les autres). Et cette fois, ils sont réellement sept, âgés (enfin plutôt jeunes en vérité) de 24 à 26 ans : Kevin l’Américain, Kai et Harley les Australiens, Yann le Canadien, Song le Chinois, Lucas le frenchie parisien, et last but not least, Anne-Marie, seule femme et seule Québécoise de la compagnie basée dans la partie francophone du pays de l’orignal.

Vous l’aurez compris, ils sont jeunes, beaux, et, art du cirque oblige, musclés. En théorie détestables donc. Mais la théorie ne tient pas face à cette réalité incontestables : ils sont éminemment sympathiques. Ils ont en plus cette fraîcheur et cette aura des groupes d’amis soudés qui  ajoute au plaisir de les regarder parce qu’en plus de la beauté de leurs numéros, ils communiquent cet état d’esprit positif toujours très agréable. Lire la suite

Les papotins ou la tâche de Mariotte

12 Fév
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Photo : Pierre Grosbois

Parfois, il y a des spectacles auxquels on se rend sans a priori, par envie de découvrir ou pour la curiosité que provoque le petit résumé. On arrive alors sans attente, en sachant que l’on prend le risque d’être déçu, et en acceptant ce risque, parce qu’il est inhérent au spectacle vivant. En somme, c’est un peu comme acheter un billet de tombola, on n’y croit pas forcément réellement, mais il y a toujours cet espoir de gagner, pas forcément le gros lot mais au moins un lot. Et parfois on gagne vraiment. Récit de ma cagnotte. Lire la suite

Duel opus 2

10 Fév

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Il est d’usage de dire qu’en France, on n’a pas de pétrole, mais qu’on a des idées. Eh bien, de la même manière, on n’a ni le West End ni Broadway, et donc pas de « musicals » dignes de ce nom. Mais on ne manque pas pour autant de musiciens talentueux et créatifs. Et parmi eux, nous avons Laurent Cirade et Paul Staïcu. Le premier au parcours exemplaire ayant été violoncelliste à l’Orchestre National de France, le second né et formé à Bucarest, avant de décider à 20 ans de poursuivre sa formation à Paris (au Conservatoire National dont il sort avec un double Premier Prix) et ayant évolué dans un univers pianistique plus jazz.

Evidemment, vous l’aurez compris, un vent de folie les a un jour emportés, en commençant par Laurent Cirade qui a commencé par intégrer le désormais célèbre « Quatuor » dont il a été membre pendant 12 ans. Et puis en 2000, malgré l’absence du bug annoncé, changement de cap, il quitte ses 3 amis à cordes pour un seul ennemi à clavier. C’est la naissance de Duel. Un duel très éloigné de ceux des westerns spaghettis, puisqu’il se joue avec des instruments de musique comme armes. Mais un duel qui appelait à une revanche, et c’est désormais chose faite avec Duel 2. Lire la suite

Les cavaliers

9 Fév

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Adapter un roman au théâtre, qui plus est d’un auteur aussi connu que Joseph Kessel (même si j’avoue à ma grande honte, quoique en réalité sans réellement de honte, ne pas avoir lu quoi que ce soit de lui), n’est pas chose aisée. Mais rien ne fait peur aux créateurs du spectacle vivant amoureux de littérature, et Eric Bouvron s’est donc prêté au double jeu de l’adaptation et de la co-mise en scène de cette œuvre, dans laquelle il joue également.

En Afghanistan (avant tous les problèmes que connaît le pays aujourd’hui, oui, je m’intéresse à la géopolitique même si je n’y connais rien) Ouroz, fils du grand Toursène, est un cavalier froid et fier, que rien ne semble pouvoir atteindre. Et pourtant, lorsqu’il apprend qu’il sera maître du cheval de son père s’il gagne le bouzkachi du roi – le plus grand tournoi du pays – il part avec une farouche détermination à emporter ce trophée. Seulement, il tombera malencontreusement de cheval, et son équipe sera victorieuse grâce à un autre de ses cavaliers qui réussira à monter sur le magnifique étalon. Lire la suite

amenaviguante

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mais souris pas ! t'en as sur les dents !

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