Archive | janvier, 2015

Rupture à domicile

28 Jan

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Ayant conscience de ne pas avoir frustré que les non Franciliens lors de mes dernières chroniques théâtrales de pièces vues tardivement ou trop tôt arrêtée, je vous parlerai cette fois d’une comédie, réussie qui plus est, et qui démarre tout juste. Ce qui vous laisse donc le temps de réserver vos billets et d’aller faire fonctionner vos zygomatiques.

Marc, de son premier prénom, a ainsi la rupture pour métier. Il se fait payer par des clients qui désirent rompre avec un minimum d’élégance mais sans avoir le courage de s’acquitter eux-mêmes de cette tâche. Selon le budget et l’inventivité de ses clients, qu’il a pour principe de ne jamais rencontrer en personne, il sonne donc à la porte avec fleurs, chocolat, parfums, et discours plus ou moins long.

Et ce soir comme bien d’autres, il a été embauché pour une mission. Celle de plaquer pour un dénommé Hippolyte (vous aussi, ce prénom vous rappelle Phèdre ?) une jeune femme prénommée Gaëlle. Seulement Gaëlle le connaît sous son 2ème prénom, le vrai cette fois, Eric. Et elle ne s’attendait certainement pas à le voir débarquer chez elle en préparant le repas pour son amoureux. Parce que Gaëlle a quitté Eric sans explication 7 ans auparavant, rupture dont il ne s’est jamais remis. Tout se complique naturellement lorsqu’Hyppolite, revenant sur sa décision, débarque lui aussi chez Gaëlle, qui lui présente son ex sous un 3ème prénom, Julien (vous suivez encore ?). Lire la suite

Répétition

27 Jan

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Après vous avoir fait l’éloge du Révizor qui n’est plus à l’affiche, je continue avec les pièces dont les représentations sont terminées avec cette Répétition donnée en séance publique du 12 décembre au 17 janvier au théâtre de Genevilliers. Portée par les deux têtes d’affiche que sont Emmanuelle Béart et Denis Podalydès.

Attention, quand je parle de répétition, il ne s’agit pas pour autant d’une séance de travail. Rien à voir avec un Marseillais apprenant à cuisiner la galette bretonne. Les 4 comédiens ont bien appris leur texte et les placements sont calés. Seulement, dans le décor de gymnase où elle se trouve, cette troupe imaginaire va jouer pour le public le jeu de la mise en abyme. Celui de comédiens se réunissant a priori pour travailler. Lire la suite

Le Révizor

26 Jan

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Fort occupée ces derniers temps, j’ai hélas pris pas mal de retard dans mes chroniques théâtrales. A commencer par ma toute première pièce vue en 2015, qui fut le Révizor au Théâtre du Lucernaire. Un risque à prendre donc pour cette histoire écrite par Nicolaï Gogol pour qui connaît ma (non) passion pour les auteurs russes. Mais après tout, 1h30 de représentation d’un texte nettement moins long que ceux de Dostoïveski ou Nabokov limitait tout de même un peu le risque.

Me voilà donc plongée dans l’intrigue de cette ville russe aux élus archi-corrompus, qui sont avertis de l’arrivée imminente d’un révizor, autrement dit un inspecteur du gouvernement. Ils vont donc s’organiser pour lui réserver l’accueil le plus chaleureux qui soit en lui graissant la patte à la fois à coups de cirage et de billets de banque. Seulement, un malentendu les amènera à prendre un jeune profiteur de passage ayant perdu sa fortune dans les jeux et autres plaisirs pour le fameux inspecteur. Le jeune homme va vite comprendre la méprise et en tirer maint bénéfice, traînant au passage éhontément ses hôtes dans le ridicule. Lire la suite

La paille, la poutre, et l’aiguille dans la botte à son pied

25 Jan

Parfois, la vie ressemble un peu à un oscilloscope cathodique déficient avec des ondulations totalement incohérentes et beaucoup trop nombreuses. Depuis le mois de septembre, c’est peu ou prou le sentiment que j’ai à l’égard de la mienne. Trop de choses à gérer tout le temps et pas souvent les pauses nécessaires pour prendre un peu de recul. Néanmoins, au milieu des évènements qui se succédaient, j’ai tenté de réfléchir à ma vie amoureuse. Parce qu’entre les « tu es jeune, tu as bien le temps » (eh oui, même au 21ème siècle, les gens ne comprennent pas que le désir d’être en couple n’est pas qu’une question de temps de vie restant), et les « si tu veux des enfants, il faudrait que tu songes à te caser » (les mêmes gens, au 21ème siècle, ne se disent pas que peut-être qu’on y songe mais que les pensées ne donnent rien, et qu’on peut aussi ne pas être obsédée par sa date de « péremption » niveau maternité), il est parfois nécessaire de se demander où l’on en est. Ou plutôt pourquoi on est là. Personne ne l’avoue vraiment, mais tout le monde le fait, c’est ainsi quasiment depuis que le monde est monde.

Pour autant, se demander seule n’est pas forcément d’une grande évidence, parce que l’on n’a sur soi que son propre regard et qu’il manque d’extériorité. J’ai donc, sciemment pour une fois, interrogé des personnes que je connaissais plus ou moins bien, sur ce qui, à leurs yeux, pouvait faire obstacle à mon « casage » en bonne et dûe forme. Autant mettre les choses au clair tout de suite, il n’est ressorti de cette « opération vérité » aucune illumination géniale. Et si j’avais écouté tout ce qui m’a été dit, je serais sans doute atteinte d’au moins 5 psychopathologies notoires. Je tiens aussi à prévenir mes lecteurs les plus curieux qu’ils ne bénéficieront pas d’informations détaillées sur les conseils plus ou moins avisés que j’ai pu recevoir de ça et de là. Lire la suite

Lapidée

15 Jan

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Je suis sortie du Ciné 13 Théâtre il y a maintenant 2 heures et je n’ai pas réellement de mots pour décrire Lapidée. Elle fait partie de ces moments qui vous marquent, de ces souvenirs que vous ne voulez pas oublier parce que l’émotion vous a saisi comme ça tout entier (ou tout entière). Pendant ces quelques dizaines de minutes, le public n’était plus au théâtre ou en train de voir un spectacle. Il était silencieux, entièrement connecté à cette femme, dont le sort se jouait ses ses yeux.

Cette femme, c’est Aneke, médecin danoise mariée à Abdoul, médecin yéménite avec lequel elle a fait ses études. Après avoir obtenu leur diplôme, s’être mariés et avoir eu deux petites filles, ils décident de vivre au Yémen. Sous la pression parentale, Abdul abandonnera en partie ses idées progressistes pour prendre une deuxième femme. Aneke ne le supportant pas lui fera une scène en public. Il n’en faudra pas plus pour que le piège se referme sur elle, et que pour préserver son honneur, il fasse courir la rumeur qu’elle l’a trompé et l’enferme dans sa cave en attendant le procès. Lire la suite

Vos envies du mois – Janvier

12 Jan

Avec un début d’année très mouvementé, où nous avons tous été secoués, les envies du mois se tournent vers ce qui est essentiel. C’est Christine, du Théâtre Côté Coeur qui les formule avec sa très grande générosité :

J’ai envie que ce mouvement qui a conduit 4m de personnes dans les rues ce 11/01 ne soit pas qu’un feu de paille. J’ai envie qu’on s’en souvienne demain et lors des prochaines élections et lorsque la barbarie sévira encore loin de nos frontières.

J’ai surtout envie de retrouver le plaisir de sourire et de rire. J’ai envie de vivre tout simplement

Le principe est le même pour le mois prochain, tout est expliqué ici de façon détaillée : https://plumechocolat.wordpress.com/2014/08/29/rentree-nouvelle-rubrique-vos-envies-du-mois/

Et en très résumé, vous exprimez un souhait qui vous tient vraiment à cœur avant le 10 du mois, et vous l’envoyez sur à plumechocolat92@gmail.com

Vous pouvez (sans obligation), vous inspirer de la trame suivante :

  1. Dans les 31 prochains jours, avant tout, j’ai envie de…
  2. Cette envie remonte à (vous avez le choix, de votre dernière pause café à la disparition des dinosaures, la frise chronologique est large)…
  3. Cette envie me tient à cœur parce que (si l’envie concerne un autre organe que le cœur ou la dextérité de vos réflexes oculaires, ça marche aussi)…
  4. Je souhaite qu’en passant du vœu à l’acte, il se produise (évitez toutefois de dire que vous souhaitez une catastrophe nucléaire ou un tsunami, l’idée est quand même d’être un peu positif)…

Une transformation

11 Jan

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Assise sur son canapé, elle regardait les images défiler sur son téléviseur. Elle avait ressorti le DVD d’un film qu’elle aimait bien, une histoire de musiciens remplie de bons sentiments. Elle connaissait déjà l’histoire, pas de surprise, elle avait simplement eu envie de se changer les idées. Hélas, cela ne fonctionnait pas très bien. Elle était incapable de se concentrer sur ce qui se passait. Elle ne pensait qu’à lui. Elle s’en voulait pour ça, ce passage permanent de la tristesse à la colère à l’espoir et de nouveau à la colère et à la tristesse. Cela faisait 8 jours que ça durait. Elle savait que 8 jours, ce n’est pas très long dans une vie, mais quand chaque pensée vous ramène vers la même personne à chaque minute, cela paraît interminable.

Lui, c’était Luc. A une lettre près, cela s’écrivait pareil. Elle aurait voulu que Luc soit son Lui plus longtemps. Mais cela semblait fort compromis. Objectivement, c’était même totalement compromis. Et pourtant, Agathe avait envie de se raccrocher à ce mince espoir, de ceux que l’on a envers et contre toute raison lorsque les sentiments sont là, bien vivants. Elle avait rencontré Luc quatre mois plus tôt à un vernissage d’exposition dans une petite galerie où exposait la compagne d’un de ses amis. Elle s’y rendait sans grande conviction sur les talents artistiques de cette dernière, mais par amitié pour le couple dont elle admirait l’enthousiasme et la générosité, et qui avait mis beaucoup d’énergie pour organiser cette exposition. Lire la suite

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