Archive | Amour – Amitié – Relation aux autres RSS feed for this section

Les relations, le soleil et les fruits

10 Avr

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de relations, même si la vie vaut essentiellement par celles que l’on a avec les autres. Et surtout avec les autres qui nous veulent du bien. Parce que vivre ces relations est un apprentissage permanent dont on n’a pas toujours envie de parler ou que l’on n’a pas toujours les mots pour décrire. Parce que j’ai eu aussi affronter la laideur des contacts avec certaines personnes qui n’étaient pas tellement orientées vers la bienveillance et l’altruisme. Et puis enfin parce que l’avantage d’un blog, c’est d’écrire sur ce qu’on veut quand on veut. Et aujourd’hui, j’ai envie de parler des liens aux autres. La suite dira si vous aviez ou non envie de lire quelques phrases sur ce sujet.

Longtemps, j’ai pensé qu’il fallait correspondre aux attentes des autres pour qu’ils m’apprécient. Cela n’est certes pas entièrement faux. Mais c’est aussi totalement stupide. D’abord parce que les attentes des autres peuvent différer de ce que l’on en perçoit. Ensuite parce que ces attentes ne sont pas immuables, et que certains autres sont très versatiles et donc potentiellement sources d’épuisement dès lors qu’il faut leur plaire. Et puis, parmi sans doute encore une longue liste de raisons, parce que se conformer à cette exigence se fait souvent au détriment de ce qui nous plaît à nous-même. Lire la suite

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Les gens (géniaux) auxquels je m’attache

5 Jan

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Le début de l’année est traditionnellement la période des bonnes résolutions, mais personnellement ça fait longtemps que j’ai abandonné ce rituel inutile. C’est aussi l’heure des bilans, mais il se trouve que je fais perpétuellement des bilans, et que dans mon immense addiction pour la réflexion synthétique, il peut même m’arriver de réaliser un bilan de mes bilans (niveau de perversion supérieur à celui d’un expert comptable et ce n’est pas peu dire – n’en déplaise aux experts comptables qui peut-être me lisent). Bref, pour ne pas passer tout de même complètement pour une rebelle aux traditions de nouvel an, j’ai choisi de me livrer à un arrosage massif de mes proches et lointains amis en vœux personnalisés (vous noterez le paradoxe du concept de spamming SMS-esque personnalisé sans publi-postage).

Évidemment, cette idée était tout sauf maline, prendre mentalement une ou deux bonnes résolutions type faire du sport ou laver mes carreaux une fois par semaine (ou dans un moment de folie faire du sport en lavant mes carreaux chaque semaine) eût été nettement plus simple et moins chronophage. L’année prochaine, je me contenterai donc sans doute de prendre la résolution d’être très maline et de composer un message non personnalisé à publi-textoter à tous mes contacts sans distinction. Enfin, nous n’en sommes pas là et j’ai donc cédé à l’envie réelle d’adresser un message d’affection sincère aux personnes que j’affectionne sincèrement. Lire la suite

Réflexions sur le conjoint idéal

26 Juil

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Comme la plupart des femmes je pense, j’ai grandi en étant bercée de belles histoires sur l’amour et l’homme grand, beau, fort et intelligent qui me remarquerait depuis sa décapotable blanche (oui, il faut bien s’adapter à l’époque, les chevaux n’étaient plus vraiment à la mode en Ile-de-France dans les années 1980 et cette mode n’est d’ailleurs jamais revenue) et m’emmènerait dîner ailleurs que chez Chartier avant de me choisir pour le meilleur (parce que le pire n’existait pas dans les contes), de m’offrir une belle robe blanche, que je retirerais avec grâce et volupté pour concevoir la flopée d’enfants qui nous rendraient heureux. Et là, ce serait parti pour 60 ans de vie harmonieuse en parfaite santé sans les virées du samedi matin à l’hyper Aupré avec Junior 1 qui fait ses dents et Junior 2 qui braille après son paquet de céréales Tigrix, ni la menace du chômage, ni le claquage musculaire qui tombe au pire moment, ni le monceau de paperasse à trier tous les 6 mois (parce que soyons honnêtes, personne d’à peu près normal ne trie vraiment sa paperasse au fur et à mesure, et d’ailleurs, vous remarquerez qu’aucune histoire pour enfants n’aborde l’épineux problème de la paperasse à trier).

Bref, comme on dit, la vie a fait son œuvre, j’ai cru reconnaître l’homme de l’histoire sous les traits d’un homme ayant une vieille 4L blanche héritée de son grand-père (ou de son arrière grand-père, je ne suis plus sûre), puis sous ceux d’un autre m’ayant offert un gilet et une jupe blancs, jusqu’à ce que l’un m’emmène dîner chez McDo et que l’autre se mette à tenter de regarder d’un peu trop près sous la jupe rouge d’une femme qui passait par là (évidemment tout cela n’est jamais arrivé, ou en tout cas pas exactement – j’ai dîné chez Quick et il y a eu une histoire de robe bleue – mais on m’a dit qu’il fallait toujours stimuler l’imagination du lecteur, alors j’applique). Lire la suite

La paille, la poutre, et l’aiguille dans la botte à son pied

25 Jan

Parfois, la vie ressemble un peu à un oscilloscope cathodique déficient avec des ondulations totalement incohérentes et beaucoup trop nombreuses. Depuis le mois de septembre, c’est peu ou prou le sentiment que j’ai à l’égard de la mienne. Trop de choses à gérer tout le temps et pas souvent les pauses nécessaires pour prendre un peu de recul. Néanmoins, au milieu des évènements qui se succédaient, j’ai tenté de réfléchir à ma vie amoureuse. Parce qu’entre les « tu es jeune, tu as bien le temps » (eh oui, même au 21ème siècle, les gens ne comprennent pas que le désir d’être en couple n’est pas qu’une question de temps de vie restant), et les « si tu veux des enfants, il faudrait que tu songes à te caser » (les mêmes gens, au 21ème siècle, ne se disent pas que peut-être qu’on y songe mais que les pensées ne donnent rien, et qu’on peut aussi ne pas être obsédée par sa date de « péremption » niveau maternité), il est parfois nécessaire de se demander où l’on en est. Ou plutôt pourquoi on est là. Personne ne l’avoue vraiment, mais tout le monde le fait, c’est ainsi quasiment depuis que le monde est monde.

Pour autant, se demander seule n’est pas forcément d’une grande évidence, parce que l’on n’a sur soi que son propre regard et qu’il manque d’extériorité. J’ai donc, sciemment pour une fois, interrogé des personnes que je connaissais plus ou moins bien, sur ce qui, à leurs yeux, pouvait faire obstacle à mon « casage » en bonne et dûe forme. Autant mettre les choses au clair tout de suite, il n’est ressorti de cette « opération vérité » aucune illumination géniale. Et si j’avais écouté tout ce qui m’a été dit, je serais sans doute atteinte d’au moins 5 psychopathologies notoires. Je tiens aussi à prévenir mes lecteurs les plus curieux qu’ils ne bénéficieront pas d’informations détaillées sur les conseils plus ou moins avisés que j’ai pu recevoir de ça et de là. Lire la suite

Poncifs pour célibataires

28 Déc

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Mesdames, messieurs, mesdemoiselles,

les fêtes de fin d’année sont bien arrivées et avec elles les fêtes familiales ou amicales avec repas pantagruéliques et sujets qui fâchent à l’appui. Et pour ceux et celles qui ne sont pas équipés d’une belle-famille plus ou moins encombrante faute de conjoint et s’en félicitent en entendant les racontars de leurs frères / sœurs / meilleurs amis / collègues / connaissances, et se félicitent donc d’échapper aux reproches plus ou moins subtilement masqués de leurs affreuxbeaux-parents, c’est aussi l’heure d’aborder les sujets qui fâchent. Sujets qui seront réabordés sous un autre angle lors du réveillon du 31 que vous avez accepté faute de mieux ou de courage pour dire que vous préféreriez comme les couples rester chez vous tranquilles à revoir « la vie est belle » de Frank Capra devant un plateau télé sans bûche parce que les agapes, au bout de 5 jours, vous n’en pouvez plus. Notez qu’en général, ces constats vicieux et mesquins petites phrases bien intentionnées sont prononcées à bien d’autres moments dans l’année. La différence en décembre est qu’en dix jours, vous allez toutes les entendre, surtout si vous avez plus de 30 / 35 ou 40 ans selon le degré de patience de votre entourage face à votre « situation de célibataire ». Petite revue donc, des phrases auxquelles il est difficile d’échapper :

Tu as quelqu’un en ce moment ?

Cette phrase est un piège pur et simple, qui vise soit à alimenter le carnet à potins de votre interlocuteur (le plus souvent une interlocutrice, il faut le dire), soit à ouvrir la voie à d’autres questions plus indiscrètes sur le quelqu’un en question, soit à ouvrir la voie à d’autres questions plus indiscrètes sur l’absence en question du quelqu’un. Bref, sauf à être face à une personne très bienveillante à la discrétion de laquelle vous pouvez entièrement vous fier, il ne faut pas répondre à cette interrogation. Le mieux est de trouver un échappatoire, en renvoyant une question à la personne sur son couple (parce que les personnes non en couple, ne voulant pas qu’on les questionne, resteront discrètes), soit en expliquant qu’en ce moment, notre vie se concentre sur un projet particulier. Ou tout autre échappatoire susceptible de fonctionner.

Qu’est devenu Cyprien / Gwendoline ?

Parce que oui, vous avez cru à votre histoire passée et présenté votre ex à vos proches. Qui à l’époque n’ont pas tellement caché leur désapprobation sur telle ou telle imperfection de votre ancien amour susmentionné. Naturellement, toute personne prononçant ces 4 mots se préoccupe en réalité tout autant de savoir si Cyprien et Gwendoline coulent des jours ensemble tous les deux aux Maldives après être sortis de votre vie que de de savoir si les Estoniens aussi se retrouvent avec des chaussettes manquantes à la fin de leurs lessives. Elle veut savoir quelle raison vous a fait rompre. En espérant plus ou moins consciemment que c’est de votre faute et qu’elle pourra vous donner des conseils pour ne plus commettre cette inqualifiable faute. Seule solution : rester vague et ne rien dire à charge contre l’autre. Vous vous êtes aperçu tous les deux que votre couple ne fonctionnait pas, point barre. Et si votre tantine / pote de réveillon insiste, c’est le moment de faire diversion en faisant référence à l’œillade lancée par sa tendre moitié à un autre des convives présents. Lire la suite

Rencontre et calendrier

30 Oct

Il m’arrive de temps à autre de parler ici de l’amour et de ses déboires, et de constater que cela suscite en vous qui vous aventurez sur ces pages plus d’intérêt que le conflit actuel au Yémen ou la remilitarisation de la frontière orientale de la Pologne pour ne prendre que les nouvelles d’aujourd’hui. Oui, je reconnais que je viens de vous plomber un peu l’ambiance mais il m’arrive aussi de m’intéresser à des choses éminemment sérieuses et importantes entre un coup de gueule sur le métro parisien et un taillage de costard en bonne et due forme aux parasites en tous genres qui envahissent nos journées.

Après donc cette brève introduction géopolitique, j’en reviens sans transition bien pensée à ce qui fait sans conteste parler depuis des siècles et pour encore quelques millénaires sans doute (amis de l’environnement, on a dit que la parenthèse sérieuse était terminée, merci de vous abstenir de toute récrimination sur le réchauffement de la planète). Il est donc temps de parler de ce lien entre ces deux êtres si imparfaits et si affreux (ce n’est pas de moi, c’est de Musset, rien à voir avec Musso) et plus précisément du moment où ce lien se crée, à savoir la rencontre. Lire la suite

Quand les femmes s’imaginent le prince charmant

27 Mai

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Après avoir un peu écorné les messieurs récemment à l’occasion d’une petite diatribe sur ceux d’entre eux que l’on peut qualifier de nazebroques, je tenais à rééquilibrer un peu les choses. Parce que je ne peux pas décemment aspirer à l’équité de traitement dans la vie professionnelle et estimer dès que je suis sortie de l’espace ouvert, que nous, femmes avons, toutes les vertus, tandis que les hommes seraient d’odieux lobbyistes exigeant tout de nous sans être prêts à lâcher sur rien. Je ne me ferai pas la voix de ce féminisme de mauvais aloi qui n’envisage le progrès que dans la lutte. Parce que, dans cette série de batailles que nous menons pour tenter de conquérir le cœur d’un preux chevalier, nous aussi avons (bien que ce trait de caractère soit très léger) une microscopique tendance à vouloir le fondant au chocolat (celui qui ne fait pas grossir), le pâtissier, ses tablettes de chocolat, et le cerveau d’Einstein. Une petite infiltration au cœur de nos idéaux s’impose donc, pour mieux comprendre ce que peuvent être nos aspirations amoureuses.

Parmi les désirs communément exprimés, il y a celui du bad boy. On pourrait croire que, passés 25 ans, ce garçon devient aussi attirant que ne l’est Justin Bieber pour un mélomane, et pourtant, le fantasme demeure. Se promener au bras de cet homme mystérieux et imprévisible qui sent bon l’aventure et dont le côté macho donne le sentiment d’être protégée (ceci tant que sa bad boy attitude ne se traduit pas en violence envers sa copine). La joie de vivre au jour le jour, d’avoir un mec qui soit un peu rock’n’roll, avec lequel demain est toujours différent d’aujourd’hui. Son assurance attire, ses tatouages excitent, son côté spontané fait voyager. Mais avoir un vrai bad boy qui va se battre à la première occasion, passe sa vie en pantalon baggy et en marcel, et n’a aucun projet d’avenir, ça, non. Le bad boy charmant a un travail fixe et si possible correctement rémunéré, n’est impliqué dans aucun trafic d’aucune sorte, et a des accès de spontanéité qui nous mènent en we dans les pubs des Pays-Bas ou sur les plages du Touquet. Et veille bien à ne pas laisser apparaître certains de ses tatouages lors des présentations à ses beaux-parents. Lire la suite

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