Archive | mai, 2015

Mises en capsules – Edition 2015

24 Mai

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Depuis maintenant 9 ans, le Ciné 13 régale son public du très original festival Mises en capsules, dédié aux formes courtes théâtrales. le principe est le suivant : en une soirée sont présentées 5 pièces de 30 minutes chacune avec 15 minutes de pause entre chaque pour que le public respire, aille aux toilettes ou puisse fumer des cigarettes et que les comédiens et équipes techniques puisse passer un coup de désodorisant (oui, le public réuni en masse transpire presque autant que les acteurs sous les projecteurs) et changer les décors. Au total, 16 spectacles sont sélectionnés, visibles donc sur trois soirées, avec chaque fois les mêmes combinaisons de 5 mais dans un ordre variable, et puis le dernier qui se promène en électron libre. Il faut pardonner aux professionnels du spectacle vivant cette petite fantaisie du nombre de capsules pair pour un nombre de créneau impair, ce ne sont en général pas de grands matheux. Et puis, c’est un peu comme le cadeau bonux des plus assidus.

Ce fut pour ma part la 4ème édition de ce rendez-vous que j’attends désormais toujours avec un peu d’impatience.

Soirée 1 : Dans la joie et la bonne humeur

Beaucoup d’enthousiasme de ma part jeudi dernier pour mes retrouvailles avec ces fameuses capsules de 30 minutes avec 15 minutes de pause entre chaque pour discuter ou se taire, boire ou manger ou les deux ou aucun, relire le résumé de ce qu’on vient de voir, prendre connaissance du pitch de ce qu’on va voir, rerentrer dans la salle, rechoisir une place, réteindre son téléphone mobile, et puis se laisser bercer jusqu’au noir final. Et une soirée sous le signe de la comédie, souvent un peu grinçante quand même.

Capsule 1 Inséparables (Texte : Muriel Combeau et Nathalie Lévy-Lang, mise en scène : Thierry Lavat, avec : Muriel Combeau, Bruno Gouery, Nathalie Lévy-Lang, Pierre Hiessler et Eric Theobald) C’est l’histoire d’une bande d’amis qui se sont tous rencontrés pendant leurs études aux arts déco et ne se sont plus quittés depuis. 15 ans, 20 ans ou un peu plus d’amitié, on ne sait pas, mais on devine qu’ils n’ont pas tellement changé. Ils se réunissent dans l’appartement de l’une d’entre eux pour se rendre à la fête déguisée des anciens élèves, qui est en réalité une fête surprise organisée pour l’anniversaire d’Olivier, le monsieur cynique de la bande, méprisant tout le monde parce qu’il a un peu mieux réussi qu’eux dans l’édition. Son ex qui fait partie de la bande le laisse lui marcher sur les pieds et abuser de sa gentillesse parce qu’elle espère le reconquérir. Ajoutez à cela la maîtresse de maison qui vient de coucher avec son meilleur ami avant l’arrivée de son petit ami officiel, un peu simplet et pas au goût de la bande, et vous avez de quoi créer du cinglant et des vérités qui dérangent. Une histoire bien construite, dynamique, dont l’amitié ne sort pas indemne mais  où les personnalités se révèlent. Très agréable moment.

Capsule 2 : Le corps parle (Texte : Aurélie Denis, Mise en scène : Arnaud Denis, avec : Aurélie Denis) Aurélie Denis livre ici une histoire très personnelle, celle de son accident une nuit en rentrant de soirée. Au lieu d’un homme charmant, c’est une voiture qu’elle rencontre ce jour-là, de plein fouet. S’ensuit beaucoup de temps passé à l’hôpital pour se réapproprier ce corps qui ne fonctionne plus comme avant. Elle raconte avec pudeur la dépendance pour les plus petits détails, de la toilette au fait de pouvoir s’asseoir, et la lenteur pour retrouver sa mobilité. Et puis l’après, retrouver le monde quand on est jeune et qu’on marche avec une cane, que le rapport au temps change et la relation aux autres aussi. Et que la vie et le désir sont là, encore vifs, plus vifs même sans doute. Un seule en scène touchant, avec un texte qui dit beaucoup en disant peu, chacun étant invité à combler les blancs. Lire la suite

Le cabaret du poilu

22 Mai

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J’ai découvert l’existence du Cabaret du Poilu, totalement par hasard, en navigant sur un célèbre site de réservation de places pour regarder les spectacles de la semaine. L’affiche m’a donné envie du coup j’ai regardé de quoi il s’agissait. Et puis j’ai vu la vidéo de présentation, et ces chansons du début du 20ème siècle sur la vie au moment de la première guerre mondiale m’ont tout de suite enchantée, durant ce laps de temps de 2 minutes. L’esprit cabaret, le côté sympathique de voir la compagnie Sans Lézard, dont le nom à lui seul est un poème, se produire dans un bar, donc de pouvoir les écouter un verre à la main, les sourires arborés, tout cela sentait la joie de vivre. Et par principe, j’aime tout ce qui conduit vers l’optimisme et le sens du festif.

Dès l’arrivée, on se sent comme à la maison, avec un accueil personnalisé d’Hélène Morguen, qui gère les réservations, et puis la gérante du Baroc’ qui conseille sur la place ou s’asseoir pour plus de confort, bref de la douceur qui fait du bien. Et puis on peut patienter en mangeant ou en buvant, ou en regardant le décor singulier de l’espace scène, avec des tapis partout, du sol au plafond. Lire la suite

Entretiens d’embauche et autres demandes excessives

21 Mai

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Je suis toujours très intéressée lorsque le théâtre parle du monde de l’entreprise. C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis rendue au Festival annuel Seules en scène du Théâtre de l’Ouest Parisien pour assister à ce spectacle sur la demande d’emploi. En fait de seule en scène, on sent la présence d’un vrai duo, composé d’Anne Bourgeois, bourreau de travail qui ne s’arrête jamais et qui a écrit et mise en scène cette pièce spécialement pour Laurence Fabre qui en est l’interprète.

L’on voit donc apparaître sur la scène cette femme s’approchant de ce que l’on comprend de la classification sénior telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui (parfois à partir de 45 ans, tout juste à mi-carrière, et dont on verra en plusieurs tableau le parcours de demandeuse d’emploi. L’on commence par la répétition de l’entretien, au cours de laquelle elle lit les conseils donnés sur le sourire, la poignée de main, la posture à adopter, l’intonation de la voix et autres détails qu’il est nécessaire d’avoir travaillé avec minutie pour paraître naturel. Avec beaucoup d’humour, Laurence Fabre mime chacune des situations décrites dans les livres sur le recrutement pour mieux les déconstruire. Lire la suite

Gutenberg Le Musical

20 Mai

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Parfois, au milieu de mes pérégrinations théâtrales, il me vient l’envie de voir un spectacle différent. Surtout s’il a l’air joyeusement déjanté. Lorsque j’ai eu connaissance de l’existence de Gutenberg, le musical, le nom m’a aussitôt plus. Et puis j’ai regardé ou plutôt écouté le « trailer » (en Français : la vidéo de promotion du spectacle contenant suffisamment d’éléments pour se faire une idée de ce qu’on va voir, mais en même temps gardant une grande part de mystère ; vous avouerez que le terme anglais a le mérite de la brièveté) et j’ai encore plus eu envie de voir ce spectacle qui promettait d’être totalement loufoque (comme quoi le trailer était efficace).

Afin de donner tout de même une toute petite note de sérieux à cet article qui n’en contiendra guère plus que son sujet, et pour votre culture, Gutenberg the Musical a été écrit par les Américains Scott Brown et Anthony King (que vous ne connaissez pas et moi non plus, mais a fait bien quand même de citer leur nom) et joué pour la 1ère fois à New York en format court de 45 minutes en 2005 avant de débarquer en version complète à Londres et off-Broadway en 2006 (merci monsieur W pour tout ce savoir). Donc en gros 10 ans plus tard, une équipe de frenchies un petit peu barrés a relevé le pari de transposer ce musical parodique (parce qu’il s’agit d’un spectacle humoristique sur les musicals en fait) sur la scène d’un microscopique théâtre parisien, le charmant Aktéon, sis dans le 11ème arrondissement. Et donc toujours pour vous permettre de retenir plein de noms inconnus qui vous feront briller dans votre prochain dîner mondain, l’adaptation a été réalisée par Baptiste Delval, la chorégraphie par Johan Nus, la scénographie par Cécilia Delestre et la mise en scène par Nicolas Guilleminot assisté de Stéphanie Robert (vous remarquerez qu’une fois de plus, les femmes n’ont pas les rôles les plus importants, et qu’en plus il n’y en a pas sur scène, fin de la parenthèse sur l’égalité professionnelle). Lire la suite

Les Faux British

19 Mai

Il y a des pièces de théâtre plus faciles à chroniquer que d’autres pour des raisons personnelles. Les Faux British en font partie. Parce que cette pièce est objectivement drôle, réussie, inventive et bien interprétée. Et que je n’ai pas boudé les moments de rire.

L’histoire est celle d’une association littéraire de roman noir, qui, pour son grand événement annuel, a décidé de se lancer dans le théâtre et de donner une interprétation scénique du fameux roman sélectionné. Seulement, ce qui aurait dû ressembler à une enquête policière mise en scène avec une rigueur de Miss Marple va vite tourner au drame du fait de l’amateurisme de ces comédiens d’un jour. Lire la suite

Maligne

17 Mai

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Étonnamment, lorsque j’ai lu le pitch de Maligne en cherchant ma prochaine sortie théâtre, j’ai tout de suite été attirée. Pourtant, le titre laisse entendre un contenu difficile, puisque, comme il le laisse supposer, il s’agit du récit du combat d’une jeune femme de 27 ans contre une tumeur maligne. Plus exactement contre un cancer du sein. Raconté par la première concernée, qui fait partie de l’équipe du théâtre la Pépinière, et est également une jeune comédienne très certainement promise à un bel avenir. L’idée de ce spectacle m’a d’emblée plu comme je le disais, non par goût pour la maladie, mais parce que je constate que les personnes qui en sortent sont souvent les meilleurs vivants qui soient. Lire la suite

Independence

17 Mai

Independence est une pièce que je qualifierais de pièce d’ambiance, parce qu’elle ne vaut pas tant par son histoire que par l’impression qui s’en dégage. La trame en est relativement simple : Kim, première d’une fratrie de trois filles, revient à Independence dans l’Indiana, au bout de 4 ans d’absence, appelée en urgence par sa sœur Jo. Elle pense que leur mère Evelyn, qui oscille entre caractère fantasque et folie, a besoin de sa présence. En fait, Jo, enceinte d’un gars du coin, souhaite réunir toute sa famille autour d’elle. Lire la suite

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