Archive | Où je divague et fais mes gammes RSS feed for this section

Valjean

5 Nov

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Adapter un roman aussi riche et dense que les Misérables au théâtre est un exercice complexe et potentiellement dangereux. Ce défi n’a pas effrayé Christophe Delessart, qui, comme beaucoup de lecteurs de cette œuvre magistrale, a été séduit par la force à la fois des personnages et des mots de Victor Hugo. Il y a 30 ans, ce comédien qui n’avait alors que 23 ans décide de raconter l’œuvre à travers les yeux de ce personnage à la fois héroïque et énigmatique qu’est Jean Valjean. Bien des années plus tard, il décide de reprendre ce texte, pour le plus grand plaisir des amateurs du grand auteur de cette fresque. Lire la suite

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Fuck America

30 Août

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La Manufacture des Abbesses a comme à son habitude décidé de faire preuve d’audace et d’originalité dans sa programmation en accueillant la compagnie du Théâtre du Rictus, laquelle se définit comme « explorant à travers de textes contemporains les mythes fondateurs de notre civilisation ». Deux pièces de cette troupe des Pays de la Loire sont ainsi à l’affiche : Asphalt Jungle de Sylvain Levey et Fuck America d’Edgar Hilsenrath, auteur connu avant tout pour avoir écrit « le nazi et le barbier ».  Bien que très différentes, ces deux spectacles semblent (j’insiste bien sur le verbe sembler puisque je n’en ai vu qu’un) avoir en commun de jouer à la fois sur la noirceur et l’humour, et d’inviter le public à se questionner sur notre époque.

Dans « Fuck America », l’on fait la connaissance de Jakob Bronsky, qui, en 1952, 13 ans après sa première demande au consulat américain pour fuir le nazisme, peut enfin quitter l’Europe pour débarquer à Ellis Island. Ayant ainsi survécu aux ghettos nazis sans jamais préciser comment – en grande partie parce qu’il cherche à occulter cette période plus que sombre –, il découvrira assez rapidement que New York ne permet pas à tous ses habitants de goûter au fameux rêve américain. Lire la suite

Jack l’éventreur de Whitechapel

20 Jan

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Lorsque l’on parle de comédies musicales, on pense immédiatement à Londres ou à New York et à leurs productions extraordinaires. Et il est souvent difficile d’imaginer que l’on puisse transposer le concept chacun à son idée. C’est pourtant le défi que s’est lancée l’équipe de Musidrama avec cette production qui nous emmène justement à Londres, dans le modeste quartier de Whitechapel, où l’argent ne coule pas à flots et où les conflits sont fréquents mais où l’on se serre les coudes malgré tout. Notamment parmi les filles de joie qui monnaient leurs charmes pour 2 pennies qu’elles vont le plus souvent dépenser au bistrot de Bonnie. Lire la suite

Mon drame avec les téléphones mobiles

5 Juin

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Entre deux chroniques théâtrales, un essai de réflexion sur un sujet sérieux et les trop rares (à mon goût) micro-nouvelles que j’aime écrire ici, j’ai décidé de revenir aux bonnes vieilles bases du blogging, à savoir me regarder un peu le nombril (je vous épargnerai toutefois la photo). Et vous parler d’un problème de taille que je rencontre depuis désormais près de 18 ans, lorsque j’ai fait l’acquisition de mon premier téléphone mobile en 1999 (eh oui, j’ai soigneusement préparé le terrain m’ayant progressivement conduit à la nomophobie [j’encourage les non nomophobes et les nomphobes qui s’ignorent à ouvrir le larousse ou le petit robert ou à googler fissa pour découvrir le sens de ce mot s’ils ne le connaissent pas déjà] et dès le 20ème siècle). Lire la suite

Les Fourberies de Scapin

13 Mai

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A force de découvrir des pièces contemporaines, je finis presque parfois par oublier que le théâtre classique a beaucoup de vertus également. Et que les pièces qui ont traversé les siècles n’ont pas survécu totalement par hasard. D’autant qu’à l’époque, il n’existait pas la télévision pour en faire la publicité, pas plus que les techniques de communication virale sur le web n’avaient été mises au point. C’est donc au seul talent des auteurs et des comédiens – et oui, en effet, un peu aussi grâce à l’aide de mécènes haut placés (et pour le coup, cela perdure) – que les textes s’ancraient dans le répertoire populaire. Et en matière de classiques, Molière est, il faut bien le dire, ce que l’on pourrait appeler dans le jargon du 21ème siècle un « gros contributeur ». Qui aimait de surcroît alterner entre le drame et la comédie. Et, comme le climat ambiant est suffisamment morose pour ne pas en rajouter, j’ai décidé, le week-end dernier, d’aller redécouvrir plutôt l’une de ses comédies les plus connues, que nous avons tous lu ou vu au cours de nos années de collège, j’ai nommé les fourberies de Scapin (mais vous le saviez déjà puisque c’est écrit dans le titre de l’article et dans l’affiche ci-dessus). Lire la suite

Des auto-interdits et autres complexes sans queue ni tête

1 Mai

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En ce premier mai, puisque le travail est proscrit, traiter de sujets graves et vous obliger ainsi à mobiliser l’ensemble de vos neurones me gênerait à la fois par principe et par peur de vos commentaires de représailles. Aussi préfère-je traiter d’une thématique légère, celle de ces principes que nous nous fixons en dépit de tout réel bon sens, pour « ne pas déranger » ou « ne pas passer pour un(e) malotru(e) (exactement comme celui de considérer qu’il ne faut pas vous contraindre à trop réfléchir devant votre brin de muguet). Afin d’éviter d’une part une liste à la Prévert, et d’autre part de passer ma journée de congés à écrire studieusement, cet article ne vise aucunement l’exhaustivité. S’il vous fait sourire et/ou vous reconnaître au moins une fois, il aura déjà atteint son but.

Casser un billet de 50 euros ou plus : pour les adeptes du paiement en monnaie sonnante et trébuchante, le retrait de billets fait que l’on se retrouve régulièrement, si l’on souhaite éviter de retourner au distributeur tous les deux jours (l’argent file vite nous le savons tous), avec des billets d’une valeur faciale supérieure à 20 euros. Et que pour une raison inexpliquée, nous éprouvons une réticence confinant parfois à la pudeur de jeune fille d’un autre siècle à tendre ce billet de 50 ou 100 euros pour un achat de moins de 10 euros. Comme s’il était honteux de ne pas disposer de petite monnaie systématiquement. Soyons clairs, si nous ressentons cette inhibition, cela n’est pas entièrement de notre fait : les yeux ronds et les commentaires désobligeants du boulanger / de l’épicière : du caissier / de la vendeuse dès lors que nous n’avons pas l’appoint ont contribuer à ancrer en nous ce sentiment malvenu de culpabilité. Mais il est encore temps de s’en défaire et d’assumer d’avoir dans notre portefeuille de quoi assurer plus d’une journée de trésorerie monétaire. Lire la suite

Quelques réflexions sur nos choix en tant qu’électeurs

20 Mar

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Comme la plupart de mes chers compatriotes en ce moment, je contemple avec un mélange d’amusement, de tristesse, de colère et de résignation la campagne électorale actuelle, et son lot de scandales et de petits commentaires mesquins adressés l’un à l’autre par les candidats. Et à défaut de me sentir portée par l’un ou l’autre des projets proposés, je m’adonne avec délectation au seul plaisir que me laisse toute cette médiocrité, à savoir me prendre pour une politologue de café du commerce (on a les petites satisfactions que l’on peut face à l’adversité).

Je vous ferai grâce de tous les développements plus ou moins pertinents que j’ai pu formuler et de toutes les conclusions plus ou moins douteuses auxquelles je suis arrivée. Je vous épargnerai aussi un florilège de toutes les réactions ulcérées ou militantes, ou les deux s’appuyant sur des arguments discutables de mes comparses politologues improvisées. Mais au milieu de tout ça, une question importante m’est venue, qui est celle de notre propre positionnement en tant qu’électeurs. Au-delà de la considération de notre « sensibilité » de gauche ou de droite ou du centre, lorsque nous « choisissons » un programme ou un candidat, nous exerçons ou non notre sens des responsabilités. J’entends par là que nous exprimons une préférence pour des mesures privilégiant nos intérêts catégoriels ou pour des mesures susceptibles d’apporter une avancée collective. L’un étant malheureusement souvent en contradiction avec l’autre.

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amenaviguante

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