Archive | juillet, 2016

Face aux horreurs

25 Juil

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Voilà désormais plusieurs mois que les nouvelles françaises et internationales sont régulièrement tragiques et que les attentats se succèdent. Turquie, Syrie, Liban, Etats-Unis, Yemen, Irak, Afghanistan, France, Belgique, Allemagne, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et sans doute encore d’autres pays que j’oublie ont subi l’indicible. Le plus souvent directement menés ou sous l’influence de l’État islamique ou de Boko Haram, mais parfois aussi de manière isolée, parce qu’un fanatique s’est trouvé en possession d’une arme, et qu’un rapport sans doute contrarié à sa vie l’a amené à tirer sur des innocents. Les mobiles ne changent rien à la tragédie qu’ils engrangent, à l’horreur de savoir qu’une telle violence puisse se développer en un être humain qu’il en tue d’autres sans scrupule, ni à la tristesse et à la colère des survivants face à ces actes barbares. Lire la suite

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Barthelemy (Saurel) en concert

22 Juil

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L’été théâtral parisien est, il faut le dire, un peu morne, les comédiens préférant logiquement aller retrouver les Parisiens sur leurs lieux de vacances, là où il y a du soleil et des festivals, et en premier lieu à Avignon (mais pas que). Sortant de l’hyperchoix habituel donc, le spectateur assidu est invité à élargir ses horizons pour découvrir les courageux artistes qui ont sciemment choisi de vivre la canicule à Paris-plage plutôt qu’en bordure d’océan. C’est ainsi que cette semaine, j’ai pu découvrir Barthelemy (Saurel), un chanteur qui se dit « de race inférieure, c’est dans mes gènes qu’il y a pas beaucoup de spectateurs ». Lire la suite

Les réponses standardisées des recruteurs

19 Juil

 

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Crédits image : photo-libre.fr

Malgré la chance inouïe que constitue le fait d’avoir un emploi par ces temps troubles de hausse du chômage, poussée par une insatisfaction croissante à l’égard d’une activité dont le retour sur investissement individuel est à mon sens inférieur aux standards de rentabilité que se fixent les entreprises, j’ai envoyé un nombre très élevé de CVs assortis de lettre de motivation. En pure perte je vous rassure, nonobstant le fait que les réponses reçues m’ont donné l’idée de disserter sur leur absence totale à la fois de créativité et de chaleur humaine.

Évidemment, dans la majorité des cas, une candidature ne donne lieu à aucune réponse, quand bien même l’on a pris la peine, au prix de ruses dignes des animaux les plus astucieux de la jungle, d’adresser ladite candidature à un contact qualifié dont on s’est préalablement assuré par des moyens encore plus créatifs et détournés qu’il s’agit d’une vraie personne encore en poste dans la société. Dans bon nombre de cas également, l’on reçoit un accusé de réception automatisé nous invitant à aller nous faire cuire un œuf au pays de Platon à considérer que sans nouvelles dans un délai de 3 à 4 semaines, l’examen de notre profil n’aura pas été jugé en complète adéquation avec le poste à pourvoir (s’il y a réellement un poste à pourvoir). Néanmoins, le message signifie que notre CV ira pourrir dans le même tiroir que les dizaines de rapports préalables aux réformes commandés par les gouvernements successifs des trente dernières années nourrir la base de données de l’entreprise ou du cabinet de recrutement. Lire la suite

Les étés de la danse – New York City Ballet

19 Juil

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Depuis 12 ans, chaque été, le très prestigieux Théâtre du Châtelet reçoit un très prestigieux corps de ballet, le plus souvent américain, mais ont été également accueillis Cuba, Vienne et Novossibirsk (Russie). Cette année, la compagnie invitée était donc le New York City Ballet. Après avoir eu les yeux qui pétillaient l’été dernier devant le Alvin Ailey Dance Theater, j’ai poussé la gourmandise jusqu’à réserver 2 soirées.

Je fais ici une parenthèse pratico-pratique, une fois n’est pas coutume, sur la dimension pécuniaire de ces soirées magiques. Parce que l’on croit, et c’est souvent le cas il faut l’admettre, que les spectacles les plus prestigieux sont aussi totalement ruineux. Or, ce que j’aime bien au Théâtre du Châtelet comme à l’opéra Bastille, c’est qu’il est possible d’y réserver des places avec une visibilité tout à fait satisfaisante sans vendre un rein (pour peu, je le reconnais, s’agissant du Théâtre du Châtelet, que l’on sache quelles sont ces places, mais le plan interactif permet de se rendre compte facilement de la vue sur la scène). Donc, concrètement s’agissant du New York City Ballet, il était possible, en réservant un minimum à l’avance, de passer une soirée magique pour 20,€ soit le prix d’un menu malbouffe au fast food et d’une place de cinéma.

Fermons ici la parenthèse et intéressons-nous à la soirée elle-même, ou plutôt aux deux soirées exceptionnelles que j’ai vécues en ce joli mois de juillet 2016. Je ne chercherai pas, l’édition étant terminée, à vous commenter les chorégraphies une par une, d’autant que sauf à être un fin connaisseur, il est fort probable qu’une énumération de noms d’artistes n’ait pas plus de signification pour vous qu’un monologue de théâtre en kazakh. Lire la suite

Halte aux insultes envers les mères de fils de…

12 Juil

 

Cher lecteur, afin de partir sur les bons rails, je vais tout de suite t’ôter un doute (oui, j’ai décidé de te tutoyer, si cela te déplaît il faudra faire avec ou déposer une demande de reformulation avec le tampon de la préfecture et je reconsidèrerai cette soudaine familiarité), je ne compte pas parler ce soir des fils de célébrités, d’aristocrates ou autres personnes arrivées en haut de l’échelle sociale. Cela serait très certainement un sujet porteur que je me réserve la possibilité de traiter un jour sur ce merveilleux blogue, mais ce n’est pas le thème qui m’inspire ce soir.

Je vais donc te parler ici de ces femmes qui sont régulièrement pointées du doigt et surtout de la voix sans avoir rien demandé ni fait de mal à personne, leur compagnie étant d’ailleurs plutôt connue pour apporter du réconfort à des âmes esseulées, cas sociaux en divers genres et queutards lubriques et infidèles personnes peu sympathiques. Parce que ces dames, dont beaucoup sont hélas exploitées et emmenées loin de leur pays par des salauds esclavagistes hommes peu recommandables, ne font rien qui soit objectivement condamnable. Et là où il leur est régulièrement de manigancer des coups de p***, ce sont hélas trop souvent elles qui subissent la violence de proxénètes sans scrupules (selon une source pas très claire mais qui ne semble pas totalement incohérente, à peu près 2/3 des prostitué(e)s exerçant dans la rue seraient des victimes de réseaux mafieux). Lire la suite

La dimension usante de l’insatisfaction permanente

11 Juil

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Au cours des dernières semaines, j’ai observé avec attention ce phénomène que j’avais déjà remarqué mais qui pour un certain nombre de raison conjoncturelles (le gouvernement et sa tendance à l’abus de 49-3, les inondations, le trop plein de soleil qui a suivi, l’inflation sur le prix des cerises…) et structurelles (essentiellement la « râlite » aigue de nous autres bons Français) qu’est l’insatisfaction permanente et l’état de révolte ou de colère qui lui est associé.

Soyons clairs, il ne saurait être question pour moi aujourd’hui de renier mon identité en niant ma propension élevée à m’agacer et à grogner chaque jour devant les retards de métro et de RER, l’incompétence des chefs, le caractère horripilant et atrocement arrogant du copain ou de la copine de Trucmuche. Parce qu’autant être franche, je revendique mon appartenance à la majorité active des râleurs de France et de Navarre et n’est pas encore né celui ou celle qui me fera renoncer définitivement au délicieux plaisir de la critique et du défoulement de mes nerfs sur la plaie du jour. Lire la suite

Piccolo (on court)

5 Juil

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Il est difficile de parler d’un spectacle plein de charme et dont le charme se vit plus qu’il ne se dit. Il est donc difficile de parler de ces 5 comédiens chanteurs a capella venus de Nancy que sont Laurent Deffaux, Emmanuelle Guillot-Droulé, Etienne Guillot, Christophe Raymond et Raphaël Saur. Le diapason toujours à portée de main, ils nous emmènent tous les cinq dans leurs univers.

Et ces univers sont nombreux. Nourris par 20 ans d’existence de ce groupe qui a choisi pour l’occasion une vingtaine de séquences chantées. Avec des hommes en costard et des hommes en bleu de travail, de l’amour et du désamour, des disputes et des réconciliations, des paroles originales sur des airs connus, des paroles connues sur des airs originaux. Lire la suite

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Wandering City et tout le reste

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