S’ouvrir aux autres, un long apprentissage

15 Déc

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A une époque et dans un pays qui n’a de cesse de parler de tolérance, concept que je n’apprécie que fort peu comme déjà évoqué sur ce blog, l’accueil mutuel de l’autre différent de soi semble pourtant rester une question prégnante. Pas un jour sans que l’on entende parler de heurts ici ou là (et pas seulement sur les terres lointaines des autres continents), de volonté de tel groupe ou telle personne d’imposer ses règles aux autres, et surtout d’énormément de préjugés sur qui sont les gentils et qui sont les méchants et/ou de qui devrait penser quoi.

Or, le monde, pas plus que notre pays, ou région ou les groupes ou les individus que nous côtoyons ne sont binaires.  Et si certain.e.s sont réellement obtus, la plupart du temps, en se laissant justement le temps, il est possible de faire des petits pas qui nous rapprochent. Sans nous confondre bien sûr, sans nous uniformiser heureusement, en gardant nos divergences mais en sachant les vivre en bonne intelligence.

Seulement, cela implique justement d’accepter de se défaire de nos jugements. Ceux auxquels l’autre nous renvoie, qu’il avive même souvent. Ceux dont nous avons hérité ou que nous nous sommes forgés sur des bases non statistiquement significatives. Tout comme l’autre doit faire preuve de patience et souvent de résilience face à l’attitude négative que nous lui renvoyons. Ou inversement lorsqu’il arrive que nous sentions des jugements péremptoires face à nous et qu’il nous faut alors du courage (et de la résilience, bis repetita) pour laisser une chance quand nous pensons que cela a un sens.

Généralement, les relations qui commencent dans une froideur teintée d’hostilité et qui évoluent positivement, poussées par la rationalité lorsqu’il s’agit de personnes que nous devons fréquenter régulièrement, ou par la curiosité / le sentiment que quelque chose peut nous rassembler, sont particulièrement solides. Parce qu’il a fallu précisément mettre à jour ce qui pouvait nous diviser, en parler ou pas mais passer ces obstacles et dissensions, et qu’il en naît un respect et une compréhension allant bien au-delà de la fameuse tolérance. Et, par effet boule de neige, plus nous apprenons à lâcher prise lors de nos rencontres, à questionner et déterminer ce qui nous semble accessoire et ce qui est réellement non négociable dans les façons de penser et comportements, plus nos relations deviennent fluide. Mais a l’instar des alpinistes, il serait trop ambitieux de gravir les plus hauts sommets sans avoir commencé par des plus petits et sans bonnes chaussures.

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