Rue de la Belle Ecume

22 Juil

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Les spectacles et cabaret consacrés aux artistes qui ont fait la légende de la chanson française, tels Léo ferré,  Édith Piaf, Barbara, Fernandel, Jacques Brel ou d’autres ne manquent pas, et connaissent, souvent à juste titre, un certain succès. Rue de la Belle Ecume fait revivre ces chanteurs inoubliables, mais différemment, en nous replongeant dans une ambiance et en nous montrant l’autre côté du miroir. Ainsi, chaque texte et chaque mélodie fait écho à une chanson célèbre, comme une réponse du personnage central de la chanson.

Ainsi, on entend s’exprimer Madeleine, on découvre avec hilarité la version du fameux dîner chez Chartier par Félicie, le jeune homme de 18 ans ayant inspiré Dalida nous parle de cette Égyptienne envoûtante. Passant d’une ambiance légère à des histoires plus tragiques, les 4 artistes sur scène nous emmènent dans une époque qui ne revira plus mais qui reste éternelle, dans cette vie du Montmartre bohème de la chanson ou de l’opéra de Puccini, selon vos préférences.

Au son du piano, de l’accordéon, et de l’accordina, instrument que j’avoue n’avoir jamais vu jusque là, Roland Romanelli crée l’ambiance musicale de cette petite rue imaginaire mais si réaliste, suspendue hors du temps, accompagné de Jeff Mignot à la guitare, en digne successeur de Brassens. Laurent Viel y tient parfaitement son rôle de crooner séducteur. Et surtout, Emily Pello y est sublime, passant avec un naturel apparent de la très sage Madeleine à la chanteuse de cabaret mangeuse d’hommes en passant par la revancharde mais espiègle Félicie. La magie prend entre ces personnages qui savent s’accorder bien au-delà des notes de musique.

Pendant toute la représentation, on se laisse donc charmer par ces hommages magnifiquement écrits par Christian Faviez à des airs connus, dans ce théâtre qui semble lui aussi figé depuis quelques décennies qu’est le Dejazet, avec son plafond décoré d’une vaste fresque naïve, ses classeurs empilés devant le bureau de l’accueil et son personnel chaleureux. On se sent comme dans un cocon dont on n’a pas envie de repartir, et c’est agréable. Alors si vous voyez le panneau de la rue de la belle écume, n’hésitez pas à tourner pour la découvrir.

Plus d’infos :

  • Rue de la belle écume, jusqu’au 29 août 2015, du mercredi au samedi à 19h, le samedi matinée à 16h30
  • Théâtre Dejazet, 41 boulevard du Temple, 75003 Paris
  • http://www.ruedelabelleecume.fr/
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