La vie en vrac

20 Avr

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Crédit photo : Sébastien Merlet

 

J’ai pas mal hésité à écrire cet article pour des raisons que vous allez très vite découvrir. Et puis, au final, j’ai quand même décidé de parler de ce duo complice et de leurs mélodies un peu hors du temps. Comme beaucoup d’artistes, ils se produisent dans une petite salle, selon le principe d’une « participation au chapeau » sur réservation obligatoire.

Or, ce soir-là, la petite salle en question, à savoir le café-restaurant Le Connetable avait enregistré beaucoup de réservations. Voyant cela, et étant de petite taille, je vise initialement le premier rang. Hélas, les places libres en apparence étaient en fait réservées par les personnes entrées en premier dans la salle. Me voilà donc scrutant la meilleure place possible. Et là, miracle, au fond de cette cave voutée, il y a un banc avec du coup une place pile au milieu, avec donc l’allée centrale dégagée. Ni une ni deux, je ne prends même pas le temps de scruter les chaises libres aux 2èmes et 3ème rang et je m’y précipite. MAIS sans avoir encore conscience du fait évoquer plus haut sur le nombre total de spectateurs présents. Ce qui fait qu’au dernier moment, l’allée centrale se trouve envahie de chaises. Occupées par des hommes. Grands. Ma bonne humeur en prend un coup, les artistes font leur entrée. Et je réalise qu’en effet, je ne vais rien voir. Enfin quand je dis rien, pour être honnête, j’ai quand même pu observer le visage d’Annick Cisaruk dans la plupart des chansons. Il est rare que je parle ainsi du cadre, mais j’avoue qu’aussi compréhensive et clémente que je puisse être, je me transforme très vite en authentique râleuse (mon côté patriote) dès lors que mon champ de vision est obstrué par un poteau ou un angle mort, ou une personne de plus d’1,80m (ou les trois), ce qui me conduit d’ailleurs à snober certaines salles que je ne nommerai pas par respect (mais je n’en pense pas moins).

Voilà donc la raison pour laquelle un champ de vision m’a donné envie de renoncer à écrire sur la vision du chant qui m’a manquée pour apprécier « la vie en vrac ». Malgré mon humeur chagrine tendance « qu’est-ce que je fous dans cette cave dont je ne pourrai pas sortir si jamais il y a un accident vu que l’allée centrale n’existe plus » (oui quand je suis contrariée, j’aime bien imaginer des catastrophes), il m’a bien fallu admettre que ces chansons étaient belles. Et touchantes.

Annick Cisaruk s’y raconte avec des histoires qu’elle a elle-même racontées à Yanowski, lequel les a magnifiquement mises en mots. On y découvre entre autres les histoires de ses ancêtres ukrainiens et polonais, son désamour (ironie du sort) envers l’accordéon pour en avoir trop entendu jouer par son grand-père et son père, sa culture gitane, et puis son arrivée à Paris pour se lancer dans la musique et ses péripéties depuis ses premiers pas… autant d’histoires touchantes sur des mélodies un peu désuètes qui donnent pleinement son âme à ces tranches d’existence livrées en désordre mais avec beaucoup d’hommes. Elle est accompagnée de David Venitucci, jazzman accordéoniste qui redonne à cet instrument les lettres de noblesse que les massacreurs de Piaf dans le métro lui ont fait perdre. Ils interprètent ainsi en live leur album, que l’on peut aussi écouter chez soi en mettant leur photo en fond d’écran, pour finalement mieux apprécier ces très beaux airs et textes…  Je leur souhaite en tout cas de pouvoir se produire en un lieu où tout le monde puisse profiter de leur talent.

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