Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ?

21 Juin

L’on a beau adorer le spectacle vivant et suivre assidument son actualité, parfois, il y a un raté et l’on  passe totalement à côté. Cela a été mon cas avec Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty, qui a été créé en 2018 et a reçu le Molière du spectacle musical en 2020, et également le Molière de la Révélation Théâtrale pour Elodie Menant, co-autrice de la pièce avec Eric Bu et interprète du rôle-titre. Ainsi, je n’ai même pas l’excuse des confinements et autres mesures Covid pour n’avoir été voir cette magnifique création qu’en mai 2022, moins d’une semaine avant la dernière représentation (enfin sait-on jamais, peut-être que jamais 4 ans sans 5 et que la joyeuse troupe resignera pour une nouvelle saison).

Comme son titre l’indique sans ambiguïté, Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty est une « bioscénie » de la vie de Léonie Bathiat, plus connue sous son pseudonyme d’artiste et restée célèbre entre autres pour sa fameuse tirade dans le film Hôtel du Nord, mais aussi pour son rôle de Garance dans les enfants du Paradis, de Loulou dans Fric Frac et bien d’autres pour celles et ceux qui ont suivi tout ou partie de ses 55 ans de carrière cinématographique et artistique.

Dans ce spectacle au rythme effréné, l’on découvre donc cette femme à la fois célèbre et mystérieuse, qui a traversé tout le 20ème siècle puisqu’elle est née en 1898 et décédée 94 ans plus tard en 1992, et qui a déchaîné les passions du public mais surtout des hommes. De la découverte des artistes de l’Alhambra dans son enfance qui suscitera sa vocation à sa fin de vie solitaire en passant par ses débuts au cabaret, ses rencontres (parfois uniquement artistiques) avec des réalisateurs célèbres et ses amours tumultueuses et pour certaines scandaleuses, dont celle avec un officier allemand qui lui vaudra une assignation à résidence après la Seconde Guerre Mondiale, chaque étape de vie est comme un cadeau que l’on se délecte à voir déballé.

Autour de la solaire Elodie Menant, trois formidables comédiens, Céline Espérin, Marc Pistolesi, et Cédric Revollon enchaînent les rôles des parents, des amis, des ennemis, des amants et amantes, des collègues et des employeurs, des proches et des lointains, avec quelques chansons et chorégraphies d’antan. Et l’on savoure pleinement cette traversée du temps et des sentiments, à la fois légère et profonde, qui a pleinement mérité son succès et sa longévité.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Étale Ta Culture !

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :