Permeados

7 Juil

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En postant, hier, mes impressions sur « Ce que la voix ne dit pas » de la Compagnie de danse brésilienne Studio 3, je vous avais promis une suite très rapide sur leur deuxième création à l’affiche cette semaine, Permeados. Pour ceux qui n’ont pas suivi, la création Martha Graham Memorias, jouée il y a deux ans, est l’un de mes plus gros coups de cœur dans le domaine du spectacle vivant. Et comme cette fois, ils revenaient avec deux œuvres, j’ai décidé de prendre une double ration.

En préambule, je ne l’ai pas dit la dernière fois, mais je n’ai aucune connaissance en matière de danse. Donc j’exprime mon avis de spectatrice qui voit une forme d’art avec un regard de béotienne. Je suis incapable de citer les influences, ni d’évaluer le niveau technique des chorégraphies. Et je n’y prétends pas. Je livrerai donc ici une impression brute. Qui est que j’ai été réellement séduite par ce que j’ai vu et entendu. Toujours pas autant, si vous avez lu mon précédent billet, qu’en 2011. Mais vraiment charmée. J’essaierai de limiter la comparaison avec « Ce que la voix ne dit pas ». Parce que ce sont deux créations très différentes. La première jouait énormément sur l’esthétisme, l’originalité, la beauté des tableaux, avec des choses vraiment impressionnantes (mis à part cette voix trop présente dont le parlais). Ici, on est clairement dans le contemporain, et dans une représentation beaucoup plus épurée. Ce qui, je dois l’avouer, avait provoqué chez moi quelques craintes. Parce que le contemporain a ceci de très particulier que, du fait que seul le geste compte, lorsqu’il s’agit d’apprécier ou non, tout se jour sur un « ça passe ou ça casse ».

Et là, c’est passé. Mieux que le premier, même si encore une fois, il était de très belle qualité. Mais la danse est pour moi une affaire de ressenti. Et là, j’ai été émue, pleinement. Par la musique. Par la beauté des gestes. Par cette sensualité sobre qui se dégageait des différents tableaux. Je ne suis pas sûre d’y avoir vu ce qui était montré, à savoir, comme le dit le script « les faits racontés et vécus par les chauffeurs de taxi, qui, dépassant leur simple mission de transport des personnes, ont aidé à dénouer des affaires sensibles ». Mais qu’à cela ne tienne, j’y ai vu l’essentiel. De l’humanité. De l’amour et du désamour. De la joie et de la tristesse. De la solitude. Des ruptures de solitude. Le tout sur une bande son remarquable. Des danseurs, qui, même immobiles sur scène, ont une présence irradiante, dimension à laquelle j’ai toujours été sensible au théâtre, et dont je trouve magnifique de l’utiliser dans la danse. Et puis une gestuelle gracieuse, que j’ai pu observer de très près, étant très bien située à l’orchestre (Merci à billetreduc pour l’invitation et à la personne qui m’a placée). En ce dimanche, j’ai vécu 1h10 d’enchantement.

J’ai hâte d’être en 2015, où ils reviendront peut-être cette fois avec 3 nouveaux spectacles. Et une fois n’est pas coutume, je salue le Théâtre de la Porte Saint-Martin pour sont très souvent excellent travail de programmation.

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