Deux hommes tout nus

2 Oct

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Je vous vois déjà venir, petits chenapans que vous êtes, à la lecture du titre : 1/ vous êtes en train de penser que je vais au théâtre pour me rincer l’oeil au lieu de me contenter de sérum physiologique ; 2/ vous allez me reprocher de ne pas m’être relue et d’avoir mis un T au lieu du S à tout, raison pour laquelle je vous demande de regarder bien attentivement la photo de l’affiche ci-dessus.

Cette introduction étant terminée, entrons donc dans la nudité toute crue de l’histoire. Alain Kramer, avocat chevronné et associé de son cabinet se retrouve donc un soir endormi nu dans son canapé lit avec son jeune collègue Nicolas Prioux. Ne sachant comment réagir ni comment ils se sont retrouvés là, il le menace à la carabine tandis que le malheureux, ne retrouvant pas ses vêtements, n’a à sa disposition qu’un malheureux oreiller pour se couvrir (ndlr : cette scène où l’on voit donc Sébastien Thiery, auteur de la pièce et interprète du rôle de Nicolas Prioux, vêtu d’un simple coussin pendant 5 minutes et François Berléand alias Kramer habillé de son drap, est donc celle qui a donné son titre au spectacle, on est loin des chippendales). C’est bien sûr ce moment que choisit Catherine Kramer pour rentrer du travail et découvrir la scène.

Après une tentative d’explication rocambolesque et au potentiel comique apprécié par l’ensemble des spectateurs, madame décide donc de faire son sac et d’aller voir ailleurs si l’herbe est moins arc-en-ciel, à défaut de parvenir à glaner un discours crédible. Hélas, à son retour, même cause inconnue, mêmes conséquences, deux hommes nus, seulement cette fois ils ont eu le temps de replier le canapé et d’enfiler leurs vêtements avant qu’elle ne franchisse la porte (le comique de répétition a ses limites que le prolixe et talentueux auteur a su contourner).

De là, la pièce prend un tour plus sérieux, le jeune collaborateur se faisant cuisiner par la très charmante Isabelle Gélinas qui tient le rôle de la femme trompée, avant de se faire renvoyer chez lui rapidement. Et là, vient la question de qui est ce couple, ce qui les unit et ce que change ce mensonge. Et aussi de comment sauver la face pour ce brillant avocat incapable d’expliquer ses propres actes, et qui cherchera même à s’accuser de faux crimes pour maquiller les vrais.

De l’humour au désamour, du mensonge à la peur, de la honte à la vérité, le chemin est tortueux pour les trois personnages qui cherchent tous à obtenir des réponses sans savoir par où commencer les recherches. L’écriture est fine, le jeu de ces trois acteurs chevronnés excellent. Le rire et la réflexion sont au rendez-vous pour cette pièce dont seule la fin m’a laissée un peu sur ma faim. A aller voir seul ou à trois et tout habillé.

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