Comtesse de Ségur née Rostopchine

13 Mai

f227a9_1cf3b049fe8f45d4b65c02549654a789~mv2

Comme de nombreux enfants avant et après moi, mon enfance a été marquée par une plongée régulière dans les livres de la Comtesse de Ségur, des Malheurs de Sophie au Général Dourakine, en passant entre autres par les Mémoires d’un âne, Pauvre Blaise et Un bon petit diable. Mais de la femme qui se cachait derrière toutes ces œuvres que je jugeai alors magique, je n’ai jamais énormément su, en dehors des exploits de son célèbre pair le général russe Fédor Rostopchine face à la tentative d’invasion napoléonienne.

Aussi ai-je été séduite par ce spectacle consacré à la femme qui se cache derrière ces écrits ayant bercé plusieurs générations d’enfants. Dans ce seul en scène écrit par Joëlle Fossier et porté par la talentueuse Bérengère Dautun (ancienne sociétaire de la Comédie Française), on voit se dessiner le portrait bien sûr en grande partie imaginé, d’une femme à la fois forte et sujette aux doutes et aux chagrins ayant traversé sa vie. De son départ de Russie à la suite de la disgrâce de son père à son mariage malheureux avec un homme volage et peu présent, la romancière aujourd’hui immensément célèbre aura mis du temps à se mettre à écrire, puisqu’elle ne publie son premier ouvrage qu’à 50 ans. C’est dans l’atmosphère paisible du château des Nouettes, offert par son père, où, le plus souvent seule (avec ses 8 enfants tout de même), elle trouvera sa vocation tardive.

A travers du récit non linéaire de sa vie, ce seule en scène interroge avec subtilité la condition des femmes, le poids des difficultés rencontrées dans une vie, la capacité à saisir les opportunités qui se présentent. Il n’hésite pas aussi à manier l’anachronisme en interpellant le public sur certaines différences, positives ou négatives, entre le début du 20ème siècle et le monde de 2017. Si ce spectacle démarre un peu lentement, il trouve peu à peu son rythme pour emmener le public dans cette réflexion poétique sur une vie à la fois étrangement banale et très peu ordinaire. Et k’on s’y laisse prendre avec (presque) autant de plaisir que l’on en avait à plonger dans ses contes et romans.

Plus d’infos :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

%d blogueurs aiment cette page :