Madame Diogène

26 Août

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En cette fin de mois, d’août les théâtres tournent encore hélas au ralenti, beaucoup ne rouvrant leurs portes que d’ici 15 jours – 3 semaines. La Manufacture des Abbesses a choisi de faire sa rentrée ce mercredi avec une pièce audacieuse, l’adaptation du roman « Madame Diogène » d’Aurélien Delsaux, mise en scène par l’auteur lui-même.

L’histoire n’a pas vraiment goût de sable chaud, puisque ce sont plutôt les déchets, la poussière et les cafards qui poussent chez Madame Diogène, prototype de la vieille femme marginale de certains faits divers, vivant recluse et entassant des choses inutiles et sales qui, selon ses propres mots, ont fini par constituer un vrai cafard-naüm, et naturellement à attirer l’attention des voisins sur elle, à cause des murs poreux et des vilaines petites bêtes qu’ils voient désormais grouiller chez eux. Lire la suite

Du droit à être victime

23 Août

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Cela fait quelque temps que j’ai pris un peu de distance dans ce blog avec les sujets très personnels. Parce que j’ai évolué, ma vie avec, parce que de plus en plus de lecteurs me connaissent « dans la vraie vie » (ou IRL, pour employer le terme 2.0 idoine), par manque de temps pour me poser et réfléchir avant d’écrire aussi (ce qui ne signifie pas pour autant que mes billets sont bâclés ou totalement dénués de la moindre prise de recul). Et en même temps, ce blog est aussi un espace que j’apprécie aussi parce que je m’y livre toujours d’une manière ou d’une autre, et que parfois, je m’y dévoile plus franchement et complètement (avec certes, toujours une réserve nécessaire à mon sentiment de libre expression).

Ce soir, j’ai envie de parler de ce sujet qui me tient à cœur, celui du « statut de victime ». Un thème qui est difficile à aborder sans paraître chercher la compassion, ou les larmes, ou passer pour quelqu’un qui se fait passer pour non responsable de ce qui lui arrive. Il se trouve que rien ou quasiment ne me fait davantage sortir de mes gonds que lorsqu’une personne tierce me reproche de me victimiser (je peux vous fournir au moins 10 témoignages de personnes tierces ayant subi ma rogne suite à l’emploi de ce terme). Je ne supporte pas ce jugement parce que j’ai pour principe absolu de toujours assumer ma part de responsabilité dans les évènements désagréables qui peuvent m’arriver, et même souvent au-delà. J’estime en effet que, sauf rares (mais hélas réelles) exceptions, la répartition de la culpabilité n’est jamais de l’ordre de 0 % versus 100 %. Lire la suite

La poupée sanglante

15 Août

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Le mois d’août à Paris est en général un peu triste pour les amateurs de théâtre, les comédiens étant comme les autres autochtones en vacances méritées. Seulement, si la foule compacte dans le métro ne manque pas aux quelques valeureux travailleurs encore présents, les soirées sans théâtre, elles, sont plus pesantes. Le théâtre de la Huchette l’a apparemment bien compris, en choisissant de lancer une comédie musicale spécialement pour l’été, « la poupée sanglante », adaptation légèrement (mais juste ce qu’il faut) déjantée du roman éponyme de Gaston Leroux. Lire la suite

Lettre à la poussière

7 Août
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Source : dessinrencontre.com

Poussière,

je t’écris aujourd’hui parce que tu sembles à avoir des difficultés à comprendre mes propos lorsque je les tiens de vive voix l’aspirateur à la main. Tu me rétorqueras peut-être que le son dudit aspirateur rend ma voix moins audible, mais tu ne sembles guère mieux entendre lorsque j’use du plumeau, lequel ne masque pourtant aucun bruit.

Notre relation aurait pu être sereine et saine si tu avais su ne pas te montrer moins envahissante. Mais tu n’as jamais su te modérer. Non contente de t’établit discrètement dans les recoins peu surveillés, tu as toujours cherché à étendre ton territoire, malmenant sans aucun scrupule mon amie la pauvreté. Pire, malgré les efforts déployés lors de notre rendez-vous hebdomadaire du week-end, tu n’as jamais su respecter mon besoin de voir un sol propre pendant la semaine, te réinstallant dès l’aspirateur de nouveau dans son placard et laissant ton empreinte dans chaque pièce de l’appartement (qui heureusement, ne comporte qu’un nombre réduit de pièces grâce à la cote de l’immobilier en Ile-de-France). Non contente d’être visible en surface, tu t’es aussi incrustée comme la canaille que tu es derrière des tuyaux, les radiateurs et autres recoins d’où il m’est impossible de te chasser.

Je t’ai donc demandé il y a quelques mois déjà de quitter la colocation pour te trouver un autre logement qui saurait mieux t’accueillir. Je t’ai même fait cadeau des frais engagés en lingettes, sacs d’aspirateurs et éponges pour rendre ta présence moins insupportable. Il semble hélas que mon amabilité et ma patience n’aient eu aucun effet sur ton comportement. Je te demande donc une dernière fois de faire tes valises et de quitter mon domicile, faute de quoi je me verrai dans l’obligation de demander une injonction d’éloignement.

Je ne te salue pas, tu connais la sortie, que je t’ai re-fléchée au cas où.

Plumechocolat

Un banc pour deux

1 Août

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Parfois, le hasard vous mène vers des sièges où vous ne pensiez pas vous asseoir. Cela a été mon cas puisque c’est par un concours de coïncidences que je suis arrivée la semaine dernière au Théâtre de la Boussole. Ou plus exactement du fait de l’annulation de la représentation d’un autre spectacle ce soir-là, faute – malheureusement pour cet autre spectacle – d’un nombre suffisant de réservations. Et l’envie de théâtre étant trop forte, j’ai opté sans vraiment réfléchir vers un des seuls spectacles encore réservables après 19h30.

Mais je n’étais pas la seule à venir m’asseoir quelque part où je n’étais pas supposée être. Les deux comédiennes étaient quelque part dans le même cas. Evidemment, elles savaient que leur rôle était de venir interpréter le joli texte de Jérôme de Verdière. Pour autant, l’histoire d’« Un banc pour deux » présente la rencontre en apparence innocente de cette femme mariée et de cette autre femme amoureuse d’un homme marié comme totalement fortuite. Lire la suite

Face aux horreurs

25 Juil

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Voilà désormais plusieurs mois que les nouvelles françaises et internationales sont régulièrement tragiques et que les attentats se succèdent. Turquie, Syrie, Liban, Etats-Unis, Yemen, Irak, Afghanistan, France, Belgique, Allemagne, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et sans doute encore d’autres pays que j’oublie ont subi l’indicible. Le plus souvent directement menés ou sous l’influence de l’État islamique ou de Boko Haram, mais parfois aussi de manière isolée, parce qu’un fanatique s’est trouvé en possession d’une arme, et qu’un rapport sans doute contrarié à sa vie l’a amené à tirer sur des innocents. Les mobiles ne changent rien à la tragédie qu’ils engrangent, à l’horreur de savoir qu’une telle violence puisse se développer en un être humain qu’il en tue d’autres sans scrupule, ni à la tristesse et à la colère des survivants face à ces actes barbares. Lire la suite

Barthelemy (Saurel) en concert

22 Juil

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L’été théâtral parisien est, il faut le dire, un peu morne, les comédiens préférant logiquement aller retrouver les Parisiens sur leurs lieux de vacances, là où il y a du soleil et des festivals, et en premier lieu à Avignon (mais pas que). Sortant de l’hyperchoix habituel donc, le spectateur assidu est invité à élargir ses horizons pour découvrir les courageux artistes qui ont sciemment choisi de vivre la canicule à Paris-plage plutôt qu’en bordure d’océan. C’est ainsi que cette semaine, j’ai pu découvrir Barthelemy (Saurel), un chanteur qui se dit « de race inférieure, c’est dans mes gènes qu’il y a pas beaucoup de spectateurs ». Lire la suite

Serval F

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

cylklique

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rienaredire

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Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

Alors voilà.

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

#EtaleTaCulture – La Culture Générale pour briller en société

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

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