Crocodiles

20 Mai
Crocodiles

Crédit photo : Mat Jacob

 

 

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir un premier spectacle de la Compagnie Barbès 35 à l’automne dernier avec Bovary – les films sont plus harmonieux que la vie qui revisitait de façon assez atypique le roman de Flaubert et nous faisait redécouvrir la célèbre Emma sous un jour très contemporain. Cette nouvelle création s’appuie elle aussi sur un roman (inspiré d’une histoire vraie) adapté, Dans la mer il y a des crocodiles de Fabio Geda.

L’histoire est celle d’Enaiatollah Akbari dit Enaiat, un jeune enfant afghan faisant partie de la communauté des Hazaras et qui vit dans le village de Nava. A dix ans – supposés, comme il le dit lui-même, puisqu’il n’a pas d’acte de naissance – sa mère le conduit clandestinement au Pakistan où elle l’abandonne, le jugeant en âge de voler de ses propres ailes. Enfant débrouillard, il s’en sortira en passant d’un petit boulot à l’autre. Et se fera son premier ami, Soufi, avec lequel il prendra rapidement la route de l’Iran, pays réputé plus hospitalier. Lire la suite

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Amargi – Anti-tragédie de la dette

20 Mai

amargi

Comme son titre le suggère, cette « anti-tragédie de la dette » fait partie des spectacles que l’on peut à la fois qualifier de militants et de divertissants. S’inspirant des écrits des économistes et sociologues François Orléan, Frédéric Lordon, Bernard Friot et de l’ouvrage « 5000 ans de dette » de David Graeber, Judith Henry a construit un spectacle à la fois pédagogique et engagé pour aborder ce sujet qui fait énormément parler sans que l’on n’en comprenne toujours tous les mécanismes. Lire la suite

Tabarnak

19 Mai

tabarnak

 

Ceux qui suivent le blog depuis un certain temps connaissent mon goût pour le cirque contemporain d’une part, et pour les artistes québécois d’autre part. Aussi n’ai-je pas hésité très longtemps à aller découvrir le cirque Alfonse, tout droit venu de la région de Lanaudière. A dire vrai, je n’ai pas pris le temps de me renseigner davantage que cela sur les créateurs de ce spectacle. Lire la suite

Le quatrième mur

17 Mai

4ème mur

 

Décider si je devais ou pas écrire sur « le quatrième mur » au Théâtre Paris-Villette a été compliqué. Par principe, j’écris sur ce blog uniquement lorsque j’ai apprécié un spectacle. A quelques exceptions près. Et je me suis trouvée cette semaine face à l’une de ces exceptions. Dans le cas de ces pièces qui suscitent en moi des sentiments mitigés, et qui pour autant méritent de saluer le travail qui y a été fait. Et indéniablement, toute l’équipe a réalisé un travail qui mérite amplement d’être salué.

Le quatrième mur est une adaptation du roman éponyme de Sorj Chalandon. Un livre que j’avais dévoré il y a de cela déjà quelque temps. L’histoire du pari un peu fou d’un metteur en scène, Sam Akounis, de monter l’Antigone de Jean Anouilh dans le Liban en guerre des années 1980. Hélas atteint d’un cancer en phase terminale, il va passer le relais à une très proche amie (un parti pris de l’adaptation de Julien Bouffier de changer le personnage principal qui était un homme dans le roman), avec un casting déjà établi, mélangeant Palestiniens, Druzes, Maronites, Sunnites, Chiites, Catholiques arméniens et Chaldéens, pour une seule représentation en « zone neutre ». Lire la suite

Petit éloge des timides

17 Mai

 

timide

 

Vous avez sûrement dès votre tendre enfance,

Croisé des camarades champions du silence,

Des discrets, des taiseux, des qui s’expriment peu,

Des qui ne servent pas de discours sirupeux,

Que l’on prend volontiers pour des quidams candides,

Qu’en cent mots comme en un, on appelle timides. Lire la suite

ABC d’Airs

17 Mai

ABC DAirs

 

Depuis plusieurs années, j’ai pu observer l’inventivité des artistes pour créer des spectacles musicaux entraînants et touchants. De même qu’en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées, on pourrait dire qu’en France, on n’a pas Broadway, mais on a d’excellents musiciens bourrés d’humour. C’est ce que confirme le spectacle ABC d’Airs, imaginé par Anne Regnier et qui réunit quatre femmes pleines de charmes et de talent pour un voyage atypique au pays de la musique. Lire la suite

Le liseur du 6h27

14 Mai

Projet affiche Funambule-BAT.png

 

Le liseur du 6h27 est l’adaptation théâtrale du roman à succès de Jean-Paul Didierlaurent, que je compte bien lire dans le train d’un peu après 6h27 après avoir découvert cette histoire pleine de tendresse. Le liseur dont il est ici question se nomme Guylain Vignoles et emprunte ce RER très matinal pour se rendre à son travail, en tant qu’ouvrier dans une usine de destruction de livres invendus. Paradoxalement, il est passionné de jolies phrases, dont il fait la lecture aux passagers de sa rame tous les matins, en se servant des pages mal broyées récupérées la veille avant de quitter son poste.

Ce moment est en quelque sorte le soleil de ses journées assez médiocres, où il veille au bon fonctionnement de la machine (très joliment incarnée par les comédiens, avec une gestuelle et des mouvements plus vrais que ne le seraient ceux d’une véritable déchiqueteuse), supporte tant bien que mal les ordres et les crises d’autorité de son supérieur hiérarchique colérique, sert de soutien à l’un de ses collègues diseur d’alexandrins, avant de retrouver son poisson Rouget de Lisle (là aussi, superbe prestation de l’un des comédiens en animal enfermé dans son bocal) et de répondre aux appels de sa mère qui le croit éditeur.

Mais cette routine va être perturbée par un double évènement : la sollicitation dans le train du 6h27 par deux charmantes dames âgées pour qu’il vienne lire dans leur maison de retraite, et la découverte dans ce même RER du journal intime de Julie, dame pipi au centre commercial. Ces deux changements, et surtout le second, vont redonner un véritable souffle à Guylain, qui sera poussé par ses deux nouvelles (vieilles) amies à retrouver cette jeune femme dont les mots le touchent tant.

La compagnie Circée nous offre avec cette adaptation une comédie tendre, pétillante et romantique, avec des personnages à la fois hauts en couleurs et touchants, qui justifient pleinement de prendre le métro de 19h le lundi ou de 20h30 le mardi pour être à l’heure à leurs représentations.

 

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