Ce monde étrange de maintenant

26 Fév

Il y a un an, nous vivions sans le savoir dans le monde d’avant. Un monde qui ne nous semblait pas toujours rose, et qui pourtant, rétrospectivement, semble étrangement paisible. Un monde où l’on pouvait voir ses amis sans réfléchir à combien on serait, et se servir tous dans le même saladier de chips sans se demander si tout le monde s’est bien relavé les mains 3 fois. Un monde où l’on pouvait aller au cinéma les jours pluvieux où l’on avait envie de sortir de chez soi sans se promener ou les jours de canicule quand le petit ventilateur d’appoint ne suffisait plus à nous rafraîchir. Un monde où l’on payait 10 euros sa pinte de bière dans la capitale et où l’on se plaignait de ce tarif exorbitant, mais où l’on goûtait à cette ambiance agréable des pubs après le travail. Un monde où les problèmes politiques internes à la France paraissaient énormes parce qu’il fallait essayer pour la énième fois de se mettre d’accord sur la manière de réformer les retraites. Un monde où beaucoup plus de gens avaient un emploi et/ou des perspectives d’avenir. Un monde où près de 2 500 000 personnes n’imaginaient pas qu’elles mourraient dans l’année.   

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Un heureux pré-événement

27 Jan

Depuis qu’elle avait quitté son agence d’événementiel insupportablement misogyne pour devenir wedding planner deux ans auparavant, Fanny se sentait revivre. Elle avait en plus choisi, tout en restant en Ile-de-France, de quitter Paris intra-muros pour profiter d’un environnement plus verdoyant et d’un appartement plus spacieux en rez-de-jardin, reliant le centre de Paris en RER en moins de 30 minutes les jours où elle avait besoin de s’y rendre pour voir ses clients ou ses amis. Son rythme de travail était toujours intense, elle avait toujours des « clients » aux profils très éclectiques et rarement simples à gérer, entre ceux aux demandes loufoques ou exubérantes, les psychorigides, les totalement dépassés, les radins et à l’opposé les m’as-tu-vu qui voulaient à tout prix épater la galerie, ceux aux belles-familles envahissantes, ceux qui l’appelaient pour un oui ou pour un non et a contrario ceux qui ne répondaient jamais à ses sollicitations, les futurs mariés se suivaient et se ressemblaient rarement. Et c’était précisément ce qu’elle aimait, composer et inventer, souvent dans l’urgence, conseiller et rassurer, apaiser les tensions également. Le tout bien évidemment avec quelques difficultés, notamment pour assurer certaines fins de mois, mais débarrassée de la pression, des exigences et des égos démesurés de ses anciens directeurs.

Lorsqu’elle avait fait la connaissance de Céline et Ladislas, elle était très enthousiaste à l’idée d’organiser « le plus beau jour de leur vie ». Ces deux trentenaires « de bonne famille » étaient plein de dynamisme et semblaient avoir trouver une belle harmonie de couple. Ils s’étaient montrés très aimables, avec des demandes claires, un budget conséquent, un délai confortable de 13 mois, et, cerise sur le gâteau, de nombreux jeunes couples parmi leurs invités qui pourraient potentiellement faire appel à ses services si elle se montrait à la hauteur, et elle ne doutait pas d’en être capable. Car si elle aimait bricoler et jongler avec les contraintes, elle n’en appréciait pas moins les mariages dont l’organisation « roulait comme sur des rails », expression de feu son grand-père dont elle aimait bien user.

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Lettre à notre miracle de 2020

31 Déc

Chère Bouille d’Amour,

Oui, c’est le surnom que je te donne publiquement, et qui te sied si bien tant ton visage si craquant fait fondre mon cœur de néo-maman, tout autant, je le sais que celui de ton néo-papa. Tu es entré dans nos vies avec ta détermination à les transformer et à nous révéler à quel point nous t’attendions, alors même que nous n’étions pas certains d’être prêts à t’accueillir et à t’aider à grandir. Et toi, tout petit être de seulement 3 millimètres alors, tu as décidé de t’inviter juste avant Noël dernier, et de faire de nous des parents.

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Retrouver le sens de Noël malgré tout

13 Déc

Il ne vous aura certainement pas échappé, même perdu.e au fin fond du Vanuatu, que 2020 ne ressemblait à aucune des années vécues précédemment en raison de la pandémie de Covid19. Et que les mesures prises, plus ou moins cohérentes et bien expliquées selon les pays, ont dans tous les cas eu un certain nombre d’effets négatifs.

D’abord, bien entendu sur le plan sanitaire, les personnes contaminées, qu’elles l’aient été sous une forme légère ou sévère du virus, ayant toutes expérimenté le fait qu’il s’agit d’une maladie particulièrement désagréable, très loin du « dérivé de grippe » dont il semblait être question en début d’année lorsque les premiers cas ont été répertoriés hors de Chine.

Ensuite, naturellement, la mise à l’arrêt d’un grand nombre d’activités lors et pour certaines encore à l’issue des phases de confinement, a bien entendu eu des conséquences économiques très lourdes. Ces dernières ont souvent été mal appréhendées tant par les médias que par les personnes, heureusement nombreuses, n’en ayant que peu ou pas souffert. Or, au-delà des gros actionnaires ayant vu la rentabilité de leurs placements d’effondrer, ce ralentissement ou cet arrêt des activités a surtout créé des drames humains pour de très nombreux travailleurs, souvent précaires, de par le monde, qui se sont ainsi retrouvés dans des situations à la fois de pauvreté extrême / de famine, mais aussi d’isolement, a fortiori pour celles et ceux travaillant loin de toute famille, et qui, avec leur emploi, ont également perdu les liens sociaux permis par celui-ci. Si la France, grâce à son système social certes imparfait mais existant, a pu atténuer un peu ces drames, elle n’a pas pu tous les éviter. Les critiques faites aux discours gouvernementaux sur la nécessité de sauver l’économie « à tout prix », hélas souvent maladroits quand ils n’étaient pas totalement contradictoires et/ou incohérents, ont souvent oublié l’existence d’une raison également à finalité humaine dans cette volonté de diminuer le choc économique (même si l’on peut débattre de la réelle conscience de cette finalité au sein de la haute sphère politique, là n’est pas mon propos).

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8ème bloguiversaire : l’écriture confinée

8 Nov

Chaque 8 novembre, je me reprojette en 2012, lorsque, sur un coup de tête, moi-même lectrice assidue de plusieurs blogs, j’ai décidé de créer plumechocolat. Je revisualise le bureau à la nuit déjà bien tombée et ce  tout premier billet hésitant, d’une jeune trentenaire ayant toujours aimé écrire et décidant de faire partager ses réflexions, coups de gueule, coups de cœur et autres, sans idée précise. Et puis, petit à petit, ce blog a grandi avec moi, il a fait la part très large à mes sorties théâtrales, il a servi à participer à des jeux d’écriture collectifs, à me lancer dans l’écriture de petites – ou moins petites – nouvelles, il m’a permis de m’exprimer avec humour sur le monde de l’entreprise, à partager aussi les difficultés hélas rencontrées ces dernières années en tant que salariée, à parler d’amitié, d’amour, à apporter ma perception totalement suggestives aux interrogations que la société nous pose, à manier la rime de temps à autre… en somme à réfléchir, m’évader, rêver un peu et tenter de partager cela avec des lecteurs et lectrices fidèles ou éphémères.

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L’un et l’autre

7 Nov

Il y a de ces êtres dont vous faites la connaissance dans d’étranges circonstances

Qui vous semblent, de prime abord, étrangers,

Qui vous sortent de votre zone de confort de la pensée à un moment où vous en avez besoin mais vous ne le savez pas encore,

Vous vous demandez pour quelle raison le hasard les a mis sur votre chemin,

Vous vous demandez aussi si, de leur côté, ils se posent la même question,

Cette confrontation vous intrigue, vous interpelle,

Vous vous emballez dans ces débats passionnés,

Et petit à petit, chacun fait un pas dans la direction de l’autre,

Chacun accueille aussi cet autre différent,

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Ah! vous dirais-je mamans

19 Oct

Après nous avoir vanté les mérites du grand âge dans le très original et tendre Enfin vieille, Laura Elko revient avec un nouveau spectacle sur un thème toujours à la fois grave et léger, qui concerne un âge un peu moins avancé de la vie, celui de la maternité. Munie d’une énorme et lourde valise, elle aborde avec profondeur et légèreté cette phase si particulière dans une vie du passage d’une forme d’insouciance à celle de la responsabilité de la vie d’un.e autre.

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amenaviguante

La douceur et la force du thé, le piquant du chocolat au piment, la passion des mots

Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

Des images... et des mots

rienaredire

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Chroniques erratiques d'une emmerdeuse

Wandering City et tout le reste

Les confidences extraordinaires du Professeur Bang

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Étale Ta Culture !

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