Petit coup de gueule d’une salariée lambda (ou zêta ou omicron)

11 Juil
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Crédit : photo-libre.fr

Cher gouvernement (ou plutôt devrais-je dire chers gouvernements puisque les têtes ont changé même si la direction prise est la même),

Depuis quelques mois déjà (enfin en réalité depuis quelques années, mais j’ai inscrit « petit » coup de gueule dans le titre, donc je vais éviter de remonter trop loin dans le temps), j’observe avec plus ou moins d’attention selon les périodes (mais globalement plutôt plus que moins) ce que l’on appelle les « réformes du travail ». Et je dois dire que mes réactions oscillent souvent entre l’inquiétude et la colère. Avec le balancier plutôt du côté de la colère, avouons-le.

J’ai conscience de mon impuissance. Et même de mon insignifiance. Je suis juste une salariée lambda (ou zêta ou omicron, comme dit dans le titre). Comme la plupart des salariés lambda, j’ai une attitude à dominante individualiste. Ce qui ne signifie pas que je ne me soucie pas d’un point de vue humain de mes collègues et de mes managers et de mes subordonnés et même des cadres dirigeants de mon organisation. Simplement que je ne suis pas syndicaliste ni déléguée du personnel et que j’ai l’œil davantage rivé sur mon évolution de carrière et mon salaire que sur ceux de toutes les personnes susnommées (oui, j’avoue humblement n’être ni candide ni altruiste, même si la poursuite du bien commun est une idée que je trouve noble et que je suis prête à défendre, sous réserve que la défendre ne me nuise pas, tout ceci montrant à quel point je suis un cliché ambulant de la « lambdattitude »). Lire la suite

Le dindon

9 Juil

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Si Feydeau a traversé les générations en prouvant le génie et l’atemporalité de ses pièces, s’attaquer à ces monuments est rarement chose aisée, tant cela exige d’énergie et de précision. Le collectif Silencio Please, sous la direction de Philippe Person et Florence Le Corre à la mise en scène, a pourtant relevé le défi. Et ils ont réussi, avec cette adaptation totalement déjantée et géniale, à conserver totalement l’esprit et l’humour de l’illustre auteur, tout en y ajoutant une touche de modernité extraordinaire. Lire la suite

Grande école

8 Juil

DV

Comme souvent hélas, j’écris sur une pièce qui n’est plus à l’affiche, n’ayant pu y assister que lors de la dernière représentation. Grande école, c’est donc l’histoire de jeunes étudiants des années 1990, interprétée par des jeunes des années 2010 récemment sortis de leurs études théâtrales.

Trois étudiants ingénieurs habitent donc en colocation près de leur école. Paul est un rêveur rebelle qui est en train de remettre tout en question parce que ses études ne le passionnent pas (et que, disons-le, après avoir réussi son concours, il semble avoir attrapé un gros poil dans la main). Chouquet (le surnom du 2ème) est un élève appliqué la semaine et qui court les bals mondains le week-end en cherchant à séduire les demoiselles. Et Louis-Arnaud est un jeune homme brillant qui de ce fait séduit sans effort, tout en ayant une petite amie attitrée qui s’efforce de ne pas voir qu’elle est facilement remplaçable. Paul a lui aussi une petite amie étudiante à Normale Sup, dont les circonvolutions littéraires et le cynisme assumé irritent considérablement la copine de Louis-Arnaud. Lire la suite

Oui !

8 Juil

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Le thème du couple dans les comédies théâtrales a été traitée à tellement de reprises, en particulier dans les comédies contemporaines, que l’on ne saurait sans doute les compter. Celui de l’engagement ou du mariage également. Et pourtant, malgré la fréquence d’utilisation du sujet, il est toujours possible de faire preuve de créativité sur ce sujet universel et éternel. Et à ce titre, Pascal Rocher a écrit un petit bijou d’humour qui fait un bien fou.

Valérie (Ariane Zantain) et Stéphane (Benoit Thiebault), un couple « normal », lui un peu pantouflard, elle un peu hystérique, qui vit dans un appartement « normal » de la banlieue parisienne, doivent se marier dans 8 mois mais avancent dans leurs préparatifs à la vitesse d’un escargot de croisière. Lire la suite

Enfin vieille (Quand je serai grande, je serai mamie)

8 Juil

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Il y a 18 mois, comme en témoigne l’article ci-dessous, je découvrais Laura Elko. Et ce fût un véritable coup de cœur artistique que d’assister à son spectacle, plein de créativité et d’émotions, révélant ses multiples talents d’écrivain, comédienne, ventriloque, chanteuse, cuisinière et imitatrice d’accent hongrois. D’autres personnes ne s’y sont pas trompées, d’abord au théâtre BO Saint-Martin qui l’a programmée à la suite du Proscénium, mais aussi en l’accueillant dans différents festivals.

Et puis cette jeune femme perfectionniste a voulu faire évoluer cette « première mouture » déjà très réussie en retravaillant en profondeur l’écriture de son spectacle. Et en explorant différentes pistes qui ne parvenaient pas à la satisfaire jusqu’à ce qu’elle rencontre celle qui est désormais sa metteur en scène, Trinidad, qui l’a encouragée à se livrer de façon plus personnelle. Confirmant l’adage selon lequel « seule, on va plus vite, ensemble on va plus loin », la jeune trentenaire a donc revu entièrement sa manière de concevoir son seule en scène. Lire la suite

Kim Schwarck – Des papilles dans le ventre

28 Juin

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En allant voir Kim Schwarck et ses papilles dans le ventre, j’avoue que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’avais envie de sortir au théâtre, je manquais d’inspiration, parce qu’à l’approche de l’été, l’offre théâtrale se raréfie. Et puis, pour je ne sais quelle raison, peut-être tout simplement parce que j’avais faim (je prie Kim Schwarck et les lecteurs de ce billet de bien vouloir excuser le peu de poésie avec lequel j’effectue parfois mes choix de spectacle), j’ai été « accrochée » par le pitch des « papilles dans le ventre ». Et, chose que je fais rarement, j’ai lancé la « vidéo teasing ». Et j’ai eu envie de découvrir qui avait l’air frais, léger et quand même un peu malin. Lire la suite

Interview

27 Juin

interview

Il y a deux ans et demi, en novembre 2014, je découvrais Judith Henry et Nicolas Bouchaud sur la scène du théâtre Monfort dans « Projet Luciole » écrit par Nicolas Truong. Et j’étais subjuguée par cette création un peu hors normes, avec de la philosophie dedans, de la réflexion, des confettis, et la magie de ce duo de comédiens. J’étais tellement conquise que j’ai fini par acheter et lire (péniblement il faut bien le dire) le livre du philosophe Didi-Hubermann qui avait donné son titre et son inspiration à la pièce. Et qu’il me faut avouer bien humblement que je trouve la philosophie plus digeste lorsqu’elle est « vulgarisée » avec talent comme elle l’était dans Projet Luciole.

Bref, faisons un bond dans le temps jusqu’en ce mois de juin 2017, où je découvre avec surprise et délectation que Judith Henry et Nicolas Bouchaud remontent sur la scène du Théâtre Monfort, cette fois dans une création collective toujours orchestrée par Nicolas Truong. Ni une ni deux, j’ai donc réservé, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre, tant la création précédente était atypique. Lire la suite

amenaviguante

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