La main de Leïla

16 Oct

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Si l’on parle souvent de l’Algérie en France du fait des évènements d’avant 1962, il est plus rare qu’y soit abordée l’histoire plus récente de ce peuple. Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker ont justement choisi de raconter cette Algérie que l’on ne connaît pas assez, celle de 1987-1988, juste avant les émeutes d’octobre 1988, qui aboutiront à la conduite d’élections libres et à la fin du monopole politique du FLN.

Dans une société plus que conservatrice, le jeune Samir (interprété par le très talentueux Kamel Isker, que j’avais déjà trouvé fabuleux en Scapin) a ouvert un cinéma clandestin, le Haram Cinéma, où il projette une fois par semaine – uniquement pour les hommes – les grands classiques du cinéma français et hollywoodien dans leur version non censurée. Lire la suite

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The Pianist

15 Oct

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En allant découvrir le spectacle « The Pianist » de Thomas Monckton, j’avoue que je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Je n’avais jamais entendu parler de cet artiste absolument inclassable ni du « mime burlesque » tel que cet art se définit. Et a posteriori, je considère cette ignorance initiale comme une très bonne chose, du moins pour qui aime à être surpris(e).

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Cirkopolis

15 Oct

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J’ai découvert l’existence du cirque Eloize il y a déjà près de trois ans lorsque leur spectacle Cirkopolis y a été joué en tournée en France, et, une fois n’est pas coutume, j’ai été immensément jalouse de la province qui avait la chance de pouvoir admirer cette troupe québécoise (le Québec excellant toujours en matière de cirque contemporain) et surtout ce spectacle esthétiquement magnifique. J’ai cru pouvoir me rattraper un peu lorsqu’une autre création de la compagnie a été programmée à Paris fin 2015. Malheureusement, pour d’obscures raisons, ce spectacle a finalement été annulé. Entre temps, la télévision a eu l’excellente idée de diffuser la captation de Cirkopolis. Et j’ai eu un coup de foudre et éprouvé encore plus de jalousie à l’égard de tous ceux qui avaient eu la chance de voir ces artistes « en vrai ». Lire la suite

Concert d’inauguration du 13ème Art

11 Oct

© Ricchard Melloul

   Crédits photo : Richard Melloul

 

A Paris, comme vous pouvez le constater sur les pages de ce blog ou ailleurs, le théâtre est d’un dynamisme impressionnant et les salles fourmillent, surtout les petites, ouvrant et fermant tour à tour, se rénovant, se transformant, changeant de propriétaire et/ou de directeur… mais la création d’une GRANDE salle de théâtre est un évènement rare. Et en cette rentrée 2017/2018, l’ouverture du 13ème Art, qui « remplace », pour ceux qui l’ont connu, l’ancien cinéma du centre commercial Italie 2, constitue, toutes proportions gardées, un petit évènement.

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce lieu lors du concert d’inauguration qui a eu lieu le 29 septembre avec l’orchestre philharmonique de Prague. L’entrée dans cette immense salle d’environ 900 places, entièrement rénovée, a déjà de quoi impressionner. Et, point particulièrement positif des théâtres conçus au 21ème siècle, finis les poteaux certes très jolis mais tout aussi gênants et les places sans visibilité des salles historiques (la contrepartie étant bien sûr l’absence de dorures et de plafonds peints par Chagall ou André Masson, mais on ne peut pas tout avoir et à tout prendre, je préfère de loin voir ce qui se passe sur scène). Autre point très positif, les sièges ont une largeur confortable et il semble y avoir assez de place pour les jambes des personnes de plus d’1m70 (je ne suis absolument pas concernée mais malgré tout, je suis solidaire). Lire la suite

Bovary – les films sont plus harmonieux que la vie

2 Oct

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Avant d’entamer le compte-rendu de ce spectacle, il me faut vous faire un aveu : j’ai lu le roman de Flaubert tardivement (à 30 ans révolus), et je dois dire que je ne fais pas réellement partie de ses adeptes. Si je reconnais l’agrément qu’il peut y avoir à (re)découvrir la belle écriture de Flaubert, cette histoire très intérieure m’a parue poussiéreuse et un peu traînante. Pour autant, le parti pris du spectacle de la compagnie Barbès 35, de créer une pièce de théâtre contemporaine faisant appel au cinéma et située de nos jours a éveillé ma curiosité et donné envie de découvrir ce que l’on pouvait dire de ce personnage 160 ans après la parution du roman. Lire la suite

Faisons un rêve

27 Sep

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Malgré sa misogynie plus qu’avérée, qui déclencherait certainement les foudres de nombreuses associations aujourd’hui, je dois confesser, et je crois l’avoir déjà fait ici ou ailleurs, que j’apprécie particulièrement l’humour, l’insolence et l’impertinence de Sacha Guitry. Je dois également faire figurer au rang des aveux mon admiration pour Nicolas Briançon (même si sa boulimie des planches et des plateaux de tournage lui joue parfois des tours en l’essoufflant finalement un peu trop). Aussi, la réunion de ces deux hommes sur la scène du Théâtre de la Madeleine ne m’a-t-elle pas laissée indifférente. Et telle une jouvencelle en quête de frissons comme aime tant les dépeindre le grand Sacha, je me suis rendue avec enthousiasme dans ce très joli quartier de Paris, offrant un point de vue fantastique sur la Concorde et le dôme des Invalides depuis le parvis de la très impressionnante église de la Madeleine (oui, je suis d’humeur à jouer les guides touristiques au détour de ce billet). Lire la suite

La Veuve Joyeuse

26 Sep

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Pour la saison 2017/2018, l’Opéra de Paris a eu la brillante idée de vouloir séduire un public nouveau, et a mis en place des soirées spéciales pour les « jeunes de moins de 40 ans », avec un tarif spécial de -40%. Vous imaginez sans peine qu’après avoir perdu successivement mes réductions étudiantes, puis carte 12-25 puis moins de 30 ans, puis l’accès aux quelques rares évènements pour les moins de 35 ans, le simple fait d’être à nouveau considérée comme jeune m’a ravie comme rarement. Le prix du billet aussi je ne le nierai pas. C’est donc avec déjà un grand sourire aux lèvres que j’ai pris place dans la très grande salle de l’Opéra Bastille, qui offre l’immense avantage, par rapport à nombre de salles d’opéra ou de concert, de permettre au public de voir la scène correctement même du haut du 2ème balcon.

Et il aurait été réellement dommage de ne pas voir convenablement cette scène au décor exceptionnel, avec une imitation de parquet magnifique qui à elle seule donnait envie de s’installer dans l’ambassade parisienne du Pontévédro pour ne plus en repartir. L’opérette de Franz Lehar prend place en effet dans ce très joli cadre, vers les années 1920, où la très riche veuve Hanna Glawari (sublime Véronique Gens) se voit courtiser par tout ce que Paris compte de gentlemen, plus encore pour ses millions que pour sa conversation ne manquant pourtant pas d’à-propos et pour sa beauté loin d’être fanée. Lire la suite

amenaviguante

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Broute le gazon

mais souris pas ! t'en as sur les dents !

cylklique

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