Paris à l’infini

19 Août

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Force est de reconnaître que l’été à Lutèce, les spectacles se raréfient. D’abord en juillet puisque la capitale du théâtre devient Avignon durant trois semaines. Et à plus forte raison en août puisque les autochtones sont peu nombreux à être encore présents, et, lorsqu’ils le sont, ils sont rendus amorphes par la canicule qui les incite à ne pas quitter un périmètre allant du frigidaire où se trouve de l’eau fraîche au ventilateur acheté en urgence ou ressorti de la cave où il avait été placé après avoir été en urgence en 2003 dans des circonstances à peu près similaires. Lire la suite

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Pour quelques euros de plus

14 Août

euros

 

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Hervé s’était toujours considéré comme un homme banal. Et se voyant ainsi, il en avait adopté le comportement. A l’école, il n’avait pas fait parler de lui, ni en bien ni en mal, n’avait pas brillé par ses résultats ni par un caractère de boute-en-train, tout en obtenant des notes honorables et en s’intégrant de façon satisfaisante à ses camarades. Plus tard, il avait suivi et obtenu honorablement mais toujours sans distinction un BTS qui lui avait permis d’obtenir un poste d’assistant de gestion dans une PME, où son travail ne suscitait toujours aucun commentaire particulier.

Sa vie amicale et sentimentale était elle aussi agréable et sans relief particulier : il avait quelques proches amis, quelques connaissances également et vivait un amour tranquille depuis cinq ans avec Pauline, l’une de ses anciennes collègues avec laquelle il s’était installé dans un confortable 4 pièces avec grand balcon d’une ville de taille moyenne. Bref, Hervé était l’archétype parfait de l’idée que le quidam se fait de la normalité si tant est que quiconque puisse l’incarner. Il appréciait son sort et sa vie en ayant pleinement conscience que celle-ci ferait certainement un mauvais sujet de roman ou même d’entrefilet dans le journal local. Parfois, comme beaucoup, il se prenait à rêver de grands changements, avant de revenir assez rapidement au constat que sa situation avait cet atout irremplaçable, à défaut d’être faite de grands frissons, de ne lui créer aucune grande difficulté ou catastrophe.      Lire la suite

De la fausse coolitude de l’alcool

2 Août

alcool

 

L’été est là et bien là, avec un soleil généreux, qui brille quasiment sans discontinuer depuis quelques semaines, et naturellement les températures qui vont avec. Aussi les quidams que nous sommes apprécient-ils pour la plupart, l’heure de l’apéritif venue, de profiter au choix d’une bière / d’un verre de rosé / d’un mojito / d’un pastis ou de tout autre liquide fermenté bien frais et/ou agrémenté de quelques glaçons.

Loin de moi l’idée de dissuader qui que ce soit de profiter de ces breuvages partagés en famille ou entre amis lors de moments festifs et conviviaux. Pas davantage que je ne militerais contre une bonne bouteille de vin l’hiver pour accompagner la raclette. Lire la suite

Boris Godounov

26 Juil

boris

 

Profitant pour la 4ème fois en un an de la chouette initiative de l’Opéra de Paris de proposer des soirées spéciales moins de 40 ans avec des prix réduits de 40%, j’ai pu découvrir début juillet cet opéra qui ne figure pas parmi les plus connus composé par Modeste Moussorgski d’après le roman du célèbre Alexandre Pouchkine. Lire la suite

Des filtres

17 Juil

filtres

Rassurez-vous, je ne vous parlerai pas ce soir de la qualité des filtres à café des marques de distributeurs ni des atouts et défauts comparatifs des mécanismes de purification de l’eau des piscines, malgré l’intérêt pourtant certain que présentent ces sujets.

Depuis quelque temps déjà, j’observe qu’il est un autre type de filtre de prime importance au quotidien, à savoir, vous l’aurez deviné, les filtres que chaque personne s’auto-établit dans ses interactions sociales. Et force est de constater que la question de la place du curseur peut selon sa pertinence nous empoisonner la vie. Lire la suite

Récit d’un départ – épisode 2

6 Juil

solitude 2

 

Il y a quelques semaines, j’abordais ici le récit du départ de mon entreprise. Un départ laborieux, fruit d’un processus de dégradation long et inexorable de ce que l’on pourrait grossièrement nommer ma qualité de vie au travail, pour employer le terme idoine et à la mode du moment. Je l’avais sobrement intitulé « épisode 1 », consciente que j’avais envie d’une part de livrer cette tranche de vie, et d’autre part que je ressentais le besoin d’aborder cette période sous différents angles. Le temps de l’épisode 2 est donc arrivé. Celui de l’étonnement devant l’aberration de telles situations.

Les semaines ont en effet passé depuis la récupération de mon solde de tout compte. Chaque semaine qui passe étant l’occasion de prendre du recul. Mais aussi, en se trouvant à nouveau dans un cadre sain, en vivant le présent suffisamment sereinement pour envisager l’avenir avec optimisme, à s’étonner d’avoir pu laisser faire. De n’avoir réussi à aucun moment à être écoutée, et encore moins entendue. D’avoir effectivement vu le vent tourner à chaque stade de cette interminable descente, mais toujours trop tard pour sortir le coupe-vent avant son arrivée.   Lire la suite

Jeanne d’Arc

4 Juil

joan of arc

 

Avant de parler du spectacle Jeanne d’Arc qui s’est joué le week-end dernier au Théâtre des Variétés, il est nécessaire de parler du contexte de ce spectacle. Cette création s’inscrit en effet dans le cadre du festival du Futur Composé qui réunit depuis 18 ans des artistes et des autistes. Une lettre qui change entre ces deux mots qui montre à la fois ce qui différencie et ce qui unit ces comédiens sans particularité et ces jeunes avec une différence. Une lettre qui change, donc, mais sur scène, tous sont comédiens, unis, faisant montre d’une attention exceptionnelle des uns envers les autres, et donnent avec une générosité sans retenue le meilleur d’eux-mêmes, voire davantage. Lire la suite

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