Teruel

2 Déc

A7_TERUEL

Après l’exceptionnel Shabbath et le très esthétique Oubli des anges, la compagnie Interface revient à Paris présenter l’un de ses tous premiers spectacles, Teruel, premier volet de sa quadrilogie du « Mythe de l’Homme » (Shabbat était le troisième). Cette fois, la danse puisse son inspiration dans la corrida (mais que les anti-corridas se rassurent, aucun animal ne meurt pendant le spectacle). Avec ce qui semble constituer les fondamentaux de la compagnie : une musique puissante, des chorégraphies sensuelles et exigeantes et des textes qui n’ont pas de sens pour eux-mêmes mais pour la tonalité des mots.

Aller voir cette compagnie exige ainsi d’être prêt au lâcher prise. Si l’on est en quête d’un sens limpide, on sera sans doute admiratif du talent des deux danseuses, mais il est plus difficile d’apprécier l’intégralité de l’œuvre. Si l’on accepte de rentrer dans un univers, alors l’expérience n’est plus seulement esthétique mais aussi émotionnelle.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai découvert cette (ancienne) nouvelle création, qui m’a beaucoup plus pour les mêmes raisons que les autres. La musique puissante d’André Pignat, l’intensité qui se dégage des corps des danseuses et du « matador », la beauté des gestes, le visage très lumineux de Virginie Quigneaux qui tranche avec l’expression très grave de Géraldine Lonfat, quelques phrases qui résonnent, et qui dorment ce tout qui emmène le spectateur ailleurs.

Cela étant, le souci lorsque l’on n’est pas dans la pure découverte, c’est qu’on a vu d’autres créations de la troupe. Et que celle-ci, sans doute parce qu’elle est plus ancienne, est moins aboutie. Avec en plus la contrainte d’une mauvaise sono branchée trop fort dans la salle qui parasite un peu le plaisir que l’on éprouve. Le tout reste néanmoins d’excellente facture, sans rejoindre le coup de cœur que j’avais éprouvé pour Shabbath.

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